Antoine Mesclon, Comment j'ai subi quinze ans de bagne (1931)
“ Il est pénible en effet à tout homme de cœur de frapper ce qui l'est déjà tant et souvent trop, — légalement et humainement parlant. Il est incompatible avec la conscience de jeter encore une pierre au fond de la fosse où grouillent dans leur vermine, parmi les gémonies, ces morts sociaux — ces morts en sursis que sont les condamnés aux bagnes. Me Maurice Garçon, malgré sa formation de juriste, malgré que les contingences sociales l'aient destiné à soutenir ce qui est légalement la chose sociale, à ce moment si trouble de l'histoire humaine, fut humain. ”
