Résumé

Portrait de Herbert George Wells Herbert George Wells La Russie telle que je viens de la voir

Mais qu’on me permette de dire que la désolation de la Russie actuelle n’est nullement le résultat d’attaques contre un bon système social, battu en brèche par une force malfaisante mais manifeste, bien plutôt l’usure et l’effondrement d’un système qui était défectueux.
Ce n’est pas le communisme qui a construit ces villes monstrueuses où la vie, toujours précaire, peut devenir à tout moment soudainement impossible par suite d’une crise quelconque. C’est le capitalisme qui les a édifiées.
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Le Marxiste est représenté par des gens de même sorte dans toutes les communautés modernes et j’avouerai que, par tempérament comme par l’effet des circonstances, j’ai pour lui une très vive sympathie. S’il adopte Marx pour prophète, c’est tout simplement qu’il pense que Marx a écrit sur la guerre de classes — une guerre implacable des « travailleurs » contre les « employeurs » et qu’il a prophétisé le triomphe des premiers, puis une dictature du monde par les masses libérées (dictature du prolétariat) et enfin l’âge d’or communiste surgissant de cette dictature.
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L’hypocrisie n’est-elle pas un état d’esprit qui prend le tout de l’homme sans lui laisser le choix d’une aussi difficile discrimination ?
Mentir à Lloyd George : c’est bien, d’après Lénine. Mais où s’arrêtera le mensonge ?
Mentir aux chefs ennemis de tendance : n’est-ce pas mentir aux masses qui les suivent ?
Et les masses qui hésitent entre Moscou et Amsterdam, avec tendance plus accusée vers Moscou, seront-elles traitées en ennemies contre qui le mensonge est licite ou en amies ?
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