Elise Despréaux

Résumé

Elise Despréaux Trois ans chez les tsars rouges (1931)

A tout prendre, n'est-ce pas une folie de vouloir juger les événements de Russie à la manière de l'Occident ? C'est aux Russes et non à nous d'apprécier leur gouvernement. Du moment où ils le supportent, nous n'avons rien de mieux à faire que de le tenir pour supportable. Ce gouvernement, à base prolétarienne, s'il faut en croire son programme, est en train de faire un citoyen de l'ouvrier et du paysan. Une nation longtemps opprimée naît à la vie sociale et politique. A cette Russie nouvelle, nous ne devons pas laisser ignorer la France !
Source : Gallica

Elise Despréaux Trois ans chez les tsars rouges (1931)

Avec la ferveur religieuse de sa race, il s'est fait du marxisme un évangile intangible. Le fer, le feu, le sang, rien ne coûta à son ardeur pour le triomphe de sa foi. Mais à peine devenu l'Ivan le Terrible du dogme nouveau, le soviétisme à la russe latent autour de lui, sommeillant au fond de ses aspirations héréditaires, ferment atavique d'un potentiel énorme, reprit le dessus sous l'aiguillon des circonstances. En passant, grâce à la révolution russe, du domaine historique, sur le terrain des réalités, le marxisme ne pouvait échapper à l'étreinte de la race et du milieu.
Source : Gallica

Elise Despréaux Trois ans chez les tsars rouges (1931)

Des soins non moins attentifs entourent le côté commercial de l'entreprise communiste. Il est difficile aux voyageurs bien pourvus de dollars de résister à la tentation de ces admirables expositions de livres anciens, d'icones de valeur, de pierreries, d'objets d'orfèvrerie et d'argenterie finement travaillés. Les grands manieurs de capitaux qu'attirent les affaires aussi hasardeuses que fructueuses de l'Est européen et de l'Asie ne s'inquiètent pas beaucoup de savoir si ces merveilles se vendent à la vérité beaucoup plus cher à Moscou qu'à Paris ou à Londres.
Source : Gallica

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