Résumé

Gustave Grandpré L'abbaye de la Trappe , par Gustave Grandpré… (1827)

Connaissez enfin la différence qui existe entre Dieu et les hommes; entre les préceptes désespérans d'une froide philosophie, et les dogmes consolans d'une religion pleine de douceurs. Vous n'offrez au malheureux que le désespoir et la mort ; et nous, en lui ouvrant un asile où il peut goûter encore le repos sur la terre, nous lui promettons dans l'autre vie une félicité éternelle. Combien de fois, mon fils, depuis que j'ai
connu dans ma retraite cette paix inaltérable que les hommes m'avaient promis vainement, combien de fois j'ai songé à mon malheureux ami !
Source : Gallica

Gustave Grandpré L'abbaye de la Trappe , par Gustave Grandpré… (1827)

Cette retraite, mon fils, est l'asile de ceux qui n'en ont plus sur la terre ; c'est le refuge de ceux que le monde repousse, de ceux qui dans la société des hommes ne trouvent qu'un vaste désert. Croyez-moi, mon fils, il est des circonstances où l'homme ne peut se recueillir que dans la solitude avec Dieu. Après avoir été ballotté par les passions ou terrassé par le malheur, ce n'est que par une secousse violente qu'il peut revenir à soi et rétablir le calme dans son âme.
Source : Gallica

Gustave Grandpré L'abbaye de la Trappe , par Gustave Grandpré… (1827)

C'est là que j'ai reçu les premiers baisers d'une tendre mère; c'est là, qu'entouré d'une famille nombreuse, je goûtai le bonheur pur que l'on ne connaît qu'au jeune âge. C'est là que reposent , dans la poussière des tombeaux, les restes chéris des auteurs de mes jours Adieu, rives charmantes, témoin de mes premiers plaisirs. Adieu, toit paternel jadis asile de la félicité. Anciens compagnons de mes jeux enfantins, adieu; je
vais au loin chercher la paix et le repos que je ne puis trouver auprès de vous.
Source : Gallica

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