Résumé

Pèlerinage de deux Provençaux au couvent de la Trappe de La Sainte-Baume… (1830)

On ne peut se défendre d'un sentiment de tristesse au milieu des fêtes en apparence les plus joyeuses. Le plaisir nous avertit lui-même qu'il est loin d'être le bonheur, et le monde s'efforce en vain de nous dérober son néant derrière le voile éclatant de ses folies.
Le lecteur s'arrêtoit par intervalles; la troupe alors entonnoit des cantiques et le chant du religieux se mêloit à nos chants.
Après la lecture, nous entrâmes tous dans la chapelle où le prêtre étranger fit ses préparatifs pour la célébration de la messe.
Source : Gallica

Pèlerinage de deux Provençaux au couvent de la Trappe de La Sainte-Baume… (1830)

Ce guide muet marchoit à la tête de la caravane bruyante. Mais sitôt que nous fûmes arrivés au haut de la terrasse, tout le monde se tut, et la voix seule du religieux se fit entendre dans la solitude. Là, entre la grotte de sainte Madeleine, l'ancien monastère des Dominicains, le couvent des Pères de la Trappe, que l'on apercevoit dans la plaine; en présence de ces rochers antiques et de ces vieux monuments de la Religion, il nous fit une lecture sur les
vanités du monde.
Source : Gallica

Pèlerinage de deux Provençaux au couvent de la Trappe de La Sainte-Baume… (1830)

Il me sembloit que des liens invisibles m'attachoient à ces lieux consacrés à la fois par le talent, la piété des rois, la foi des peuples, et les larmes d'une sainte. C'est ainsi que toutes les grandeurs se réunissent lorsqu'elles ont pour objet quelque chose qui ne passe pas.
Le concierge nous avertit que le son de la cloche nous appeloit à la messe. Avant de sortir de la grotte, je remplis une bouteille de cette eau à laquelle les fidèles attachent une vertu surnaturelle.
Source : Gallica

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