Charles-Auguste Parfait de Villefort

Résumé

Charles-Auguste Parfait de Villefort Trois jours au monastère des trappistes de la Meilleray… (1826)

Tout à coup élevant la voix, il invoque l'ombre de leur fondateur Rancé; il leur parle de ce grand réformateur, leur rappelle sa vie orageuse dans le monde, sa ferveur, ses austérités dans le cloître, et la mort qu'il reçoit au milieu de ses frères, et étendu sur la cendre et la paille. Il leur parle de leur règle, de leur vœu , d'y rester fidèles jusqu'à la mort; il s'élève au-dessus de l'homme, au nom de Dieu; il leur montre le ciel ouvert, et leur présente ce divin maître prêt à les y recevoir pour les récompenser de leur persévérance.
Source : Gallica

Charles-Auguste Parfait de Villefort Trois jours au monastère des trappistes de la Meilleray… (1826)

Nulle ambition, nul désir d'amasser, de mener une vie aisée ou tranquille, ne dirige ces religieux, qui, par leur travail, vivant dans le recueillement et la pauvreté, ne sont si durs et si sévères pour eux, qu'afin de venir pendant toute leur vie au secours de la misère qui ne réclame jamais en vain leur charité.
Pieuse et respectable institution qui tend
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les bras à l'homme qui, revenu de ses erreurs, veut apaiser ses remords, ou qui, craignant dans le monde les chutes et les dangers, s'empresse de chercher un asile et un appui dans ces lieux consacrés à la pénitence.
Source : Gallica

Charles-Auguste Parfait de Villefort Trois jours au monastère des trappistes de la Meilleray… (1826)

Lequel de l'homme du monde qui, sur un lit de duvet, reçoit tous les secours de l'art, tourmenté de remords , tremblant pour l'avenir, cherchant à ressaisir la vie qu'il perd avec tant de regret ; ou du pauvre religieux de la Trappe étendu sur la cendre, s'éteignant plein de confiance en Dieu, lequel paroît le plus heureux dans ce moment fatal ?
Source : Gallica

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