Léon Valéry

Résumé

Léon Valéry Heures sanglantes... (1897)

C'est la paix qui pousse un peuple au travail;
C'est, dans l'atelier, le bruit de l'enclume ;
L'usine, au toit noir, dont le soupirail
Exhale l'odeur de l'acre bitume;
Ce qu'il aime encor, c'est quand, dans la brume,
Le navire fend les flots blancs d'écume ;
C'est quand la vapeur, grondant sur le rail,
Passe dans la nuit comme un météore,
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Ou que, s'engouffrant dans le sein des monts,
Elle fait vibrer le tunnel sonore
Du souffle embrasé de ses noirs poumons!...
Est-ce l'Empereur qui passe?...
C'est Haussmann ; et le vrai roi C'est bien lui!...
Source : Gallica

Léon Valéry Heures sanglantes... (1897)

Voilà l'assassin, et voilà le poignard!... La victime est de ceux que poursuivaient tes haines ; Et ton sang réchauffé va courir dans tes veines, Devant le flanc percé de l'auguste vieillard!... Les acteurs et la scène, ici, tout doit te plaire; Regarde!... Ce cadavre au pied du sanctuaire, C'est Sibour !... Et Verger vient de percer son sein!... Le Prélat massacré par le Prêtre assassin ; Les lieux saints profanés : dors-tu content, Voltaire ?... Oui, ton coeur, cette fois, peut bondir, triomphant; Sois fier : mieux que Rolla, Verger est ton enfant!...
Source : Gallica

Léon Valéry Heures sanglantes... (1897)

Flottent encor sur nous... Affre ! Sibour ! Darboy !!!
Devant ces trois noms la Muse frissonne. D'un siècle expirant funèbres échos,
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Le glas y gémit, le tocsin y sonne;
Et partout du sang! Partout le chaos!...
Par les souvenirs que son nom exhume. Dans Affre revit, sous ses noirs aspects, Tout ce que l'émeute agite d'écume, Et fait remonter des égouts infects.
Sibour !... Le poignard dans la main du prêtre Démon dont l'enfer emprunte le bras Pour les grands forfaits, quand il cesse d'être L'Ange que le Ciel attache à nos pas.
Source : Gallica

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