Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron L’aveugle de Saint-Eustache

Vous m’avez fait voir et sentir toute votre haine... dans un moment de colère.
— Pardon, monsieur Jackson, je possédais tout mon sang-froid.
— Mais c’est pire alors... Mais je ne peux vous croire...
— Pourtant si je vous répète, aujourd’hui encore, que je vous hais toujours... que je vous exècre de tout ce qu’un cœur de femme peut exécrer... autant qu’un cœur de femme peut aimer ?
— Oui, souriait toujours Jackson, même si vous me le répétez encore. Savez-vous une chose. Olive ?
— Dites.
— Plus on hait ou plus on veut haïr, plus on s’approche de l’amour !
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Portrait de Jean Féron Jean Féron L’aveugle de Saint-Eustache

Au moment où l’incendie était dans toute l’ampleur de son éclat, alors que malgré la nuit noire chaque chose, chaque être, même le plus petit, devenait perceptible à l’œil de l’homme, on vit, debout sur le parvis de l’église, un homme... un vieillard qui, bras croisés, regardait le brasier. Un murmure d’étonnement général courut la foule des travailleurs : chacun arrêta un instant sa besogne pour considérer cet homme, et l’on entendit ces mots prononcés comme avec une superstitieuse terreur et un sombre pressentiment :
— C’est l’aveugle qui regarde l’incendie !...
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Portrait de Jean Féron Jean Féron L’aveugle de Saint-Eustache

Tous deux portaient le costume du pays de cette époque : vêtements d’étoffe grise, bonnets de laine bleue sur la tête, et « bottes sauvages » aux pieds.
Celui que le père Moulin avait appelé Le Frisé devait ce surnom à ses longs cheveux noirs touffus et frisés comme une laine de mouton. De son vrai nom il s’appelait Médard Lafleur.
Auguste Dupont et Lafleur étaient fils de cultivateurs. Ils formaient tous deux une paire d’amis inséparables, et tous deux étaient doués d’une âme fortement trempée, d’un caractère énergique, d’un courage à toute épreuve.
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