Joseph Méry

Joseph Méry

Résumé

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Une conspiration au Louvre (1860)

Vous avez gagné mon procès avant le juge, et j'ai guéri votre maladie avant le médecin, nous sommes quittes.
— C'est juste ! dit Arthur en se frappant le front; je ne songeais plus à votre statue et à M. Bonchatain. Excusez-moi. Je cours chez l'antiquaire ; maintenant, je suis calme, je suis heureux ; je puis penser à vous.
— Il n'y a plus un seul instant à perdre, mon jeune avocat. Courez chez l'antiquaire, courez.
— Placez-vous à cette fenêtre, monsieur le directeur, et regardez-moi enjamber le pont des Arts d'un seul bond.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Une conspiration au Louvre (1860)

Une larme mouilla un œil de Belzoni, et M. Hogges, attendri, accorda tout. — Voici maintenant, dit
M. Hogges, le but de ce voyage; tout voyage doit avoir un but sérieux. Nous ne voulons pas faire une promenade en l'air pour amuser les autruches, les crocodiles et les ibis. L'Europe nous regarde, selon son usage. Nous voulons achever l'œuvre pénible déjà commencée par Mongo-Park, Pritchi, Bruce, Rossignol et bien d'autres : nous voulons découvrir les sources du Nil sans être incommodés, comme nos devanciers, par la chaleur, les insectes, la poussière, le sable et les bosses de dromadaires.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Une conspiration au Louvre (1860)

Mon fils, vous n'êtes pas de ce siècle; vous avez vécu avec les sages, et votre esprit connaît les secrets des choses antiques. Aujourd'hui la langue que les hommes parlent est grossière comme le gravier que la pluie roule dans les sillons. Je puis vous nommer à bon droit : Cara deum soboles! et je vous dirai ce qui fut dit à Aristée, le pasteur : Vous êtes digne de franchir le seuil de la demeure des dieux.
Arthur s'inclina, et, prenant un autre manuscrit, il lut l'histoire suivante, pour combler le bonheur de l'antiquaire Bonchatain.
Source : Gallica

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