Joseph Méry,
Une conspiration au Louvre
(1860)
“ Vous avez gagné mon procès avant le juge, et j'ai guéri votre maladie avant le médecin, nous sommes quittes. — C'est juste ! dit Arthur en se frappant le front; je ne songeais plus à votre statue et à M. Bonchatain. Excusez-moi. Je cours chez l'antiquaire ; maintenant, je suis calme, je suis heureux ; je puis penser à vous. — Il n'y a plus un seul instant à perdre, mon jeune avocat. Courez chez l'antiquaire, courez. — Placez-vous à cette fenêtre, monsieur le directeur, et regardez-moi enjamber le pont des Arts d'un seul bond. ”
