Résumé

Une conspiration au Louvre. Tome 1 (1847)

Encore cette fois, les sources du Nil gardent leurs mystères. O ciel, notre secourable voisin, viens à notre secours !
M. Hogges avait bien raisonné. L'appétit n'est pas éternel, même dans l'estomac d'un lion. Celui-ci, après avoir mangé deux bosses et bu quelques litres de sang frais, se retira d'un pas joyeux, en secouant sa crinière, jouant du bout de sa queue avec les arrêtes des nopals, et poussant, par intervalles, des rugissements mielleux, comme un gastronome qui fredonne une chanson après un bon repas.
— Mais que dites-vous de cela, monsieur Belzoni !
Source : Gallica

Une conspiration au Louvre. Tome 1 (1847)

Vous avez gagné mon procès avant le Juge, et j'ai guéri votre maladie avant le médecin, nous sommes quittes.
— C'est juste! dit Arthur en se frappant le front ; je ne songeais plus à votre statue et à M. Bonchatain. Excusez-moi. Je cours chez l'antiquaire ; maintenant, je suis calme, je suis heureux; je puis penser à vous.
— Il n'y a plus un seul instant à perdre, mon jeune avocat. Courez chez l'antiquaire, courez.
— Placez-vous à cette fenêtre, monsieur le directeur, et regardez-moi enjamber le pont des Arts d'un seul bond.
Source : Gallica

Une conspiration au Louvre. Tome 1 (1847)

Une larme mouilla un oeil de Belzoni, et M. Hogges, attendri, accorda tout. — Voici maintenant, dit M. Hogges, le but de ce voyage; tout voyage doit avoir un but sérieux. Nous ne voulons pas faire une promenade en l'air pour amuser les autruches, les crocodiles et les ibis. L'Europe nous regarde, selon son usage. Nous voulons achever l'oeuvre pénible déjà commencée par Mongo-Park, Pritchi, Bruce, Piossignol et bien d'autres : nous voulons découvrir les sources du Nil sans être incommodés, comme nos devanciers, par la chaleur, les insectes, la poussière, le sable et les bosses de dromadaires.
Source : Gallica

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