Résumé

Delly Un marquis de Carabas (1981)

L'employé appela:
Clémart ! On a besoin de vous, ici. Un vieil homme s'avança, jeta un coup d'œil sur le voyageur et balbutia, les yeux écarquillés par la surprise:
— Eh ! bon sang, est-ce que j'ai la berlue? On dirait M. Lorenzo!
Aux lèvres du jeune homme vint un sourire qui adoucit tout à coup sa physionomie.
— Oui, vous ne vous trompez pas, Clémart, je suis bien M. Lorenzo Damplesmes. On me croyait mort, n'est-ce pas ?
— Dame, on se le demandait, monsieur Lorenzo ! Depuis le temps, songez donc ! Et dans ces pays-là... Ça fait plaisir de vous
revoir.
Source : Gallica

Delly Un marquis de Carabas (1981)

Puis il releva les yeux sur le charmant visage pensif et dit en souriant:
— Voyons, ma chérie, si vous me faisiez connaître votre goût pour la bague que je vais vous offrir ?
— Oh ! surtout, donnez-moi quelque chose de bien simple ! Ne faites pas de dépenses inutiles. Cette bague me viendra de vous, cela me suffit.
Elle dit ces mots avec tant de grâce émue et tendre que Lorenzo ne put se tenir de mettre un baiser passionné sur sa main.
— Hélène bien-aimée !... Oui, je sais que votre âme est toute désintéressée. Soyez sans crainte, je m'abstiendrai de dépenses excédant mes ressources.
Source : Gallica

Delly Un marquis de Carabas (1981)

Lorenzo demanda, tout en faisant quelques pas dans la direction du logis :
— Je crois qu'on vous rend très malheureuse, Hélène.
Elle rougit en répondant avec embarras : — Mes cousines n'ont pas la même nature, elles ne me comprennent pas.
— Et elles vous détestent, elles vous jalousent, à cause de votre beauté.
Il rit, en la voyant rougir plus fort. — Mais oui, Hélène. C'est un crime que bien des femmes ne pardonnent pas. Puis vous êtes pauvre. A l'égard des malheureux
parias de cette sorte, on se croit tout permis.
Source : Gallica

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