Honoré Mathieu

Résumé

Honoré Mathieu De la parole et du bégaiement… (1847)

A chaque instant, nous rencontrons dans le monde des gens dont l'abord décèle de suite la mauvaise éducation et qui Prétendent, par des airs grossiers, vous faire croire qu'ils sont vos supérieurs; il en est d'autres qui ont constamment le même mot à la bouche, et qui s'imaginent faire dix beaux traits d'esprit en vous le répétant dix fois de suite : celui-ci vous interrompt sans cesse pour vous jeter à la face des paroles vides de sens, celui-là vous brise le tympan avec les éclats de sa voix haute et criarde.
Source : Gallica

Honoré Mathieu De la parole et du bégaiement… (1847)

Il est vrai que, dans la conversation, l'harmonie doit venir d'elle-même, et qu'il serait ridicule de mettre en cela beaucoup d'apprêt. Mais celui qui manque de goût naturel peut y suppléer jusqu'à un certain point, en s'attachant à ne jamais parler sans bien posséder sa pensée, afin de ne pas balbutier, et en adaptant les inflexions de sa voix à un rhythme, ce qui oblige à disposer les mots avec plus d'harmonie.
Source : Gallica

Honoré Mathieu De la parole et du bégaiement… (1847)

Puis il s'écria d'une voix sévère : Je vois bien ce que c'est, ô Troglodytes ! votre vertu commence à vous peser.
Dans l'état où vous êtes, n'ayant point de chef, il faut que vous soyez vertueux malgré vous ; sans cela, vous ne sauriez subsister, et vous tomberiez dans le malheur de vos premiers pères. Mais ce joug vous paraît trop dur : vous aimez mieux être soumis à un prince, et obéir à ses lois, moins rigides
que vos mœurs.
Source : Gallica

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