Nicolas de Condorcet,
Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain
“ Rome, il est vrai, s’éleva au niveau de la Grèce, dans la poésie, dans l’éloquence, dans l’histoire, dans l’art de traiter avec dignité, avec élégance, avec agrément, les sujets arides de la philosophie et des sciences. La Grèce même n’a point de poète, qui donne autant, que Virgile, l’idée de la perfection : elle n’a aucun historien qui puisse s’égaler à Tacite. Mais ce moment d’éclat fut suivi d’une prompte décadence. Dès le temps de Lucien, Rome n’avoit plus que des écrivains presque barbares. ”

