Bilma

Définition et enjeux

Charles-Joseph-Alexandre Cornet,  Au Tchad : trois ans chez les Senoussistes… (1910)

“ Il y aura encore assez de monde dans le campement pour continuer les caravanes sur Bilma, où s'échangent le mil, les plumes d'autruche et la viande de girafe séchée, contre du sucre, du thé, des étoffes et du sel. Les Miaïssas, grands chasseurs, forcent l'autruche et la girafe; je soupçonne aussi ces nomades de faire le trafic clandestin des esclaves et des armes : on dit qu'une captive se vendrait trois cents francs à Bilma, un fusil Gras de quinze thalers, à Mourzouk, en vaudrait là quarante-cinq (cent trente-cinq francs) . ”
Source : Gallica

Heinrich Barth,  Voyages et découvertes dans l'Afrique septentrionale et centrale pendant les années 1849 à 1855… (1863)

“ Ceux-ci n'en épuisèrent pas moins leurs ennemis en leur prenant tous leurs chameaux, au nombre de cinquante mille, et en s'emparant des lacs salés de Bilma, la richesse et la seule ressource de la tribu. Quiconque vit quelque peu de temps dans le pays, doit remarquer que la population n'y pourrait être aussi nombreuse, si le commerce du sel de Bilma ne permettait aux habitants de se procurer avantageusement par voie d'échange, des marchandises chez les Haoussa ”
Source : Gallica

C. Jean,  Les Touareg du Sud-Est : l'Air… (1909)

“ Les Touareg de l’Aïr ignorent le goudron. Ils badigeonnent avec une macération de tabac ou le suc de coloquintes et font absorber du lait de vache saturé de sel de Bilma.
Ils ont surtout confiance en l’eau saumâtre, l’herbe de l’Aïr et isolent rigoureusement leurs galeux. Du reste ils n’ont jamais de parc pour leurs chameaux et disent ne jamais leur faire passer sept nuits au même endroit.
”
Source : Gallica

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