Charles-Joseph-Alexandre Cornet, Au Tchad : trois ans chez les Senoussistes… (1910)
“ Il y aura encore assez de monde dans le campement pour continuer les caravanes sur Bilma, où s'échangent le mil, les plumes d'autruche et la viande de girafe séchée, contre du sucre, du thé, des étoffes et du sel. Les Miaïssas, grands chasseurs, forcent l'autruche et la girafe; je soupçonne aussi ces nomades de faire le trafic clandestin des esclaves et des armes : on dit qu'une captive se vendrait trois cents francs à Bilma, un fusil Gras de quinze thalers, à Mourzouk, en vaudrait là quarante-cinq (cent trente-cinq francs) . ”
