Résumé

Jacques Fauvel De la création d'une chambre haute… (1872)

Mais, d'autre part, il est également impossible que la Chambre-Haute émane du suffrage universel lui-même. Car si la Chambre-Haute ne représentait pas l'idée d'une cause supérieure à la cause de l'Assemblée nationale, on ne verrait pas sur quoi fonder le principe de son contrôle. Sa création ne serait qu'une conception anarchique, ne faisant que mettre le suffrage universel en conflit virtuel contre lui-même par la dualité de sa représentation.
Ainsi, la Chambre-Haute doit, au moins, émaner d'une élite d'électeurs.
Source : Gallica

Jacques Fauvel De la création d'une chambre haute… (1872)

Le suffrage universel n'existe plus dans sa vérité dès lors que celui contre lequel peut porter une décision n'a pas donné mandat, pour sa part, à ceux qui édicferont cette décision. Si l'on était, aujourd'hui, conséquent avec le principe posé, nul homme ne devrait pouvoir voter pour deux ordres de choses même absolument distincts : un notable commerçant, par exemple, électeur pour les tribunaux consulaires, ne devrait pas être électeur politique ni municipal.
Source : Gallica

Jacques Fauvel De la création d'une chambre haute… (1872)

La France, en outre, estime que la mutabilité périodique du Chef de l'Etat est le fléau de l'ordre : et parce que chaque renouvellement du chef amène un remous dans l'esprit gouvernemental; et parce que l'inflexibilité de l'échéance maintient les ambitieux en haleine et aiguillonne leurs convoitises ; et parce que, enfin, il semble impossible que l'homme qui a une fois joui du suprême Pouvoir se résigne à la vie effacée du simple citoyen, ni même et peut-être moins encore à un rôle subordonné dans l'Etat, en sorte qu'il devient comme fatalement un perturbateur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature