Résumé

De la Représentation des colonies dans le parlement (1847)

Le droit véritable, dirons-nous, celui qui, s'il n'est écrit nulle part, est tout entier dans le droit commun et l'équité, le droit véritable, c'est que la représentation nationale soit ouverte à toutes les colonies aussitôt que, par leur développement, leurs progrès effectués, le nombre de leurs habitants, elles ont passé de l'état de simple territoire à celui de province de l'empire. C'est ainsi que l'on procède chez un peuple qui doit en partie à ce mode d'assimilation généreux et intelligent l'immense rayonnement de sa jeune puissance 2.
Source : Gallica

De la Représentation des colonies dans le parlement (1847)

La société coloniale, au contraire, est une société éminemment exceptionnelle qui appartient à la France beaucoup plus qu'elle n'en fait partie 1; elle n'est pas dans le droit français. La déclaration de 1642, que l'on invoque comme à l'appui de la thèse contraire, est tout à fait inapplicable à la question. Elle ne fait qu'établir que les colons, pour être aux colonies, ne perdent pas leur qualité de Français. Or, c'est ce que personne ne songe à leur contester. Mais le territoire participe-t-il à ce privilège, et se trouve-t-il dans les conditions d'assimilation au sol français?
Source : Gallica

De la Représentation des colonies dans le parlement (1847)

Il y a dans les grandes assemblées, il y a dans une Chambre française un sentiment d'équité intime et profonde que rien ne saurait étouffer, pas même le frémissement des plus nobles impressions, pas même le cri de l'humanité révoltée. — Les colons déplorent à la fois la situation qu'on leur a faite, en les exposant à être attaqués sans être défendus, et la situation qu'on a faite à la représentation nationale en l'exposant à les juger et à les flétrir sans les entendre.
Source : Gallica

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