Résumé

Civique de Gastine Seconde pétition adressée à MM. les Députés des départemens sur l'abolition de l'esclavage et des règlemens inconstitutionnels qui privent les hommes de couleur de leurs droits politiques dans les colonies françaises… (1822)

Nous savons tous , MM. les députés, que les affections contractées dès l'enfance ont une longue durée.
Hâtez-vous, MM., de rendre la jouissance des droits politiques aux hommes de couleur , et la liberté aux esclaves ! C'est le seul moyen de préserver nos colonies des dêsastres qui peuvent y faire couter des fleuves de sang. Banissez la crainte mal fondée que le noir, devenu libre, s'abandonnera à là paresse et au vagabondage. Si, dans l'état d'esclavage, le noir semble paresseux et indolent, il a cela de commun avec tous les êtres raisonnables
Source : Gallica

Civique de Gastine Seconde pétition adressée à MM. les Députés des départemens sur l'abolition de l'esclavage et des règlemens inconstitutionnels qui privent les hommes de couleur de leurs droits politiques dans les colonies françaises… (1822)

Si je tais les noms des différens auteurs de ces lettres, c'est que s'ils venaient à être connus de ceux qui ont intérêt à la prolongation du système affreux qui règne dans les colonies, leurs jours ne seraient pas en sûreté. En effet, quelle puissance peut garantir la vie des hommes et arracher la victime des mains sanglantes du sacrificateur , dans une contrée malheureuse où des juges ont osé condamner au dernier supplice, des noirs qui fuyaient l'esclavage, sous prétexte, qu'en s'affranchissant ainsi, ils volaient à leurs maîtres le prix de leur valeur !!!
Source : Gallica

Civique de Gastine Seconde pétition adressée à MM. les Députés des départemens sur l'abolition de l'esclavage et des règlemens inconstitutionnels qui privent les hommes de couleur de leurs droits politiques dans les colonies françaises… (1822)

Toutes les institutions dont le vice peut amener un bouleversement général dans nos colonies , supprimées ou conservées , n'y sont pas moins en vigueur.
La traite est abolie de droit, et se pratique de fait , parceque l'esclavage est conservé. C'est l'abolition de l'esclavage qui abolira la traite. Or , si la servitude est par le fait un moyen conservateur de la traite , la loi philantropique qui abolit pour toujours ce commerce odieux, abolit de droit l'esclavage ; car qui veut la fin , veut les moyens.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature