Résumé

Lettre à MM. Benjamin Constant et Manuel… (1821)

Il est probable que l'on projette un règlement pour concilier le bon ordre, la justice et l'humanité. Il m'a toujours semblé qu'il devrait y avoir un état intermédiaire pour passer de la servitude à la liberté. L'esclavage imprime une flétrissure qui n'est point l'effet du crime ou du châtiment, mais le résultat certain et naturel de cette condition. Si l'on fait aisément un esclave, il est beaucoup plus difficile de faire un homme libre, je veux dire digne de la liberté.
Source : Gallica

Lettre à MM. Benjamin Constant et Manuel… (1821)

L'humanité souffre beaucoup plus de la défense que de l'autorisation de faire la traite ; en réclamant contre les infractions à la loi d'abolition, vous avez signalé vous-mêmes une partie des maux qui sont l'effet d'un commerce frauduleux. Que l'on ne reproche point à l'habitant des colonies d'être la cause volontaire des outrages faits à l'humanité : c'est au moment où l'on a supprimé la traite que l'on a augmenté les charges des colonies, dont les produits devaient diminuer par le retranchement des bras en usage pour les cultiver.
Source : Gallica

Lettre à MM. Benjamin Constant et Manuel… (1821)

Jamais on ne me fera croire que la législation adoptée à l'Ile-de-France soit la législation de l'humanité : si des noirs ont été saisis par le gouvernement de cette colonie, ce n'a jamais été pour les rendre à la liberté : sous prétexte de les former aux arts de la civilisation , on les concède pour quatorze ans à des habitans, et surtout à des officiers favorisés de l'administration.
Source : Gallica

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