Résumé

Auguste Billiard Abolition de la traite et de l'esclavage dans les colonies françaises… (1827)

L'esclavage et à plus forte raison le commerce des esclaves, était un droit que la guerre donnait au vainqueur sur les vaincus. Ce droit était universel, il était sans doute odieux : la force ayant été la loi primitive et suprême, la justice ne venait qu'après elle. Tant que le maître ne se trouva pas dans la nécessité de faire des concessions à l'esclave, tant que l'homme se crut déshonoré par le travail, l'esclavage parut, quelquefois un état déplorable, mais il n'en fut pas moins regardé comme juste et comme nécessaire. On ne concevait pas même qu'il pût exister des sociétés sans esclaves.
Source : Gallica

Auguste Billiard Abolition de la traite et de l'esclavage dans les colonies françaises… (1827)

LES divers actes qui concourent à l'accomplissement de la traite, n'ont pas le même caractère de gravité, surtout dans la situation actuelle de nos colonies. Je l'ai déjà dit, le colon qui achète un esclave de traite est assurément moins coupable que s'il était sous un gouvernement plus généreux à son égard. Il est naturel que l'habitant d'une colonie régie despotiquement achète dès esclaves ; privé de la liberté, il en prive un autre à son tour. Le soldat et surtout le matelot, qui ont toujours obéi d'une manière passive, sont les maîtres les plus rigoureux que les esclaves aient à redouter.
Source : Gallica

Auguste Billiard Abolition de la traite et de l'esclavage dans les colonies françaises… (1827)

Voilà des hommes qui travailleront bien autrement que des esclaves. Ce qu'ils planteront, ce qu'ils récolteront sera sans partage pour eux et pour leurs enfants; ils auront un avenir assuré ; la terre, au lieu de s'épuiser, deviendra plus féconde. Vous verrez la population blanche et noire se multiplier avec une étonnante rapidité ; le sein des femmes ne sera pas moins fécond que la terre de la liberté.
Une concurrence bien autrement redoutable pour nos colonies est celle de Saint-Domingue, qui s'élève à un degré de prospérité qu'on n'y connut jamais au temps de l'esclavage.
Source : Gallica

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