Résumé

Testament politique de feu M. le comte de… (1822)

La France, en voulant arrêter cet élan, imagina d'opposer à l'industrie croissante, adolescente et déjà virile des anciens colons, l'industrie toutà-fait nulle de nouveaux débarqués. Elle chercha à multiplier les petits blancs dans la colonie ; elle essaya de favoriser les petites cultures, et d'arrêter les grandes; mais les anciens habitants qui se sentaient déjà grands et forts, et capables de voler de leurs propres ailes, se révoltèrent contre ces mesures plus que paternelles de la métropole
Source : Gallica

Testament politique de feu M. le comte de… (1822)

Les bonnes gens! les honnêtes gens que ces braves gens-là !
Autrefois un conseiller qui eût eu le malheur d'avoir pour beau-frère un banqueroutier, aurait cessé de siéger sur les fleurs de lys, mais aujourd'hui les fautes sont personnelles; et doit-on se plaindre de ce léger défaut de délicatesse, lorsqu'on voit dans une colonie française, voisine de la Martinique, un véritable banqueroutier exerçant impudemment la charge de procureur du Roi?
Source : Gallica

Testament politique de feu M. le comte de… (1822)

C'est en vain que le gouvernement a essayé de ressaisir son autorité déchue; l'ordonnance du roi, enregistrée au conseil souverain de la Martinique, en date du 7 février 1761, qui défendait d'employer dans les emplois supérieurs des créoles ou des européens mariés à des
trouver ensuite chacun de ses compagnons d'infortune, qu'il égayait par un fond inépuisable de saillies quelquefois très graveleuses, mais qui ne manquaient jamais leur effet, celui d'arracher le rire à l'homme le pins triste ou le plus inquiet sur sa position.
Source : Gallica

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