Louis Petit de Julleville

Résumé

Louis Petit de Julleville Faculté des lettres de Nancy. Cours d'histoire… (1873)

Si nous ajoutons l'Amérique presque déserte, l'Italie morcelée, la Pologne chancelante, nous verrons que la chrétienté tout entière ne renfermait pas alors quatre fois autant d'âmes que la France toute seule.
Aujourd'hui, la Russie à plus de quatre-vingts millions d'habitants ; l'Allemagne unifiée, quarante, un peu plus que la France ; l'Autriche un peu moins : l'Angleterre nous dépassera dans dix ans, et les Etats-Unis, qui n'existaient pas il y à un siècle, nous dépasseront demain.
Source : Gallica

Louis Petit de Julleville Faculté des lettres de Nancy. Cours d'histoire… (1873)

Ainsi la colonisation demeure peut-être la ressource suprême et la plus efficace des peuples tourmentés par l'aigreur des luttes sociales : cette voie heureusement nous reste ouverte, même après que nos grandes colonies sont à jamais perdues. Qu'importe en effet qu'un lien politique et toujours fragile, unisse ou non la France à ses enfants dispersés ? Là où ils porteraient le nom, la langue, les moeurs et la foi de leur patrie, ils reconstruiraient la patrie elle-même.
Source : Gallica

Louis Petit de Julleville Faculté des lettres de Nancy. Cours d'histoire… (1873)

Je voudrais étudier avec vous, cette année, l'histoire de la colonisation française en Amérique et aux Indes pendant le dix-septième et le dix-huitième siècle. C'est là un épisode peu connu de nos annales. Dans notre pays, l'attention publique s'est toujours portée de préférence vers les choses de l'Europe ; et, même à l'époque où nos colonies furent le plus prospères, on s'occupait exclusivement de leur commerce avec la métropole, et des produits qu'elles pouvaient fournir.
Source : Gallica

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