Résumé

E. Delpech de Saint-Guilhem Adresse de la délégation de l'Algérie aux Chambres… (1847)

Donnez les institutions civiles à l'Algérie.
Cinq ans se sont écoulés, et, chargé aujourd'hui de manifester l'opinion de la colonie, nous persistons dans la même réponse, notre premier et dernier mot : institutions civiles.
On l'a dit avant nous : la question de colonisation est une question de population, et la question de population est une question d'institutions. Cela est rigoureusement vrai. Les institutions sont l'enseigne d'un pays ; selon les garanties qu'il offre, on s'éloigne, on se rapproche.
Source : Gallica

E. Delpech de Saint-Guilhem Adresse de la délégation de l'Algérie aux Chambres… (1847)

Nous avons à coeur de faire accepter, comme un magnifique joyau, cette coûteuse et lourde Algérie ; nous la voudrions faire aimer comme une autre France, cette terre qui nous est chère aujourd'hui comme la patrie même. On ne saurait nous répondre par un refus, à moins de prétendre que la colonie est trop près pour avoir des délégués, trop loin pour avoir des députés.
Source : Gallica

E. Delpech de Saint-Guilhem Adresse de la délégation de l'Algérie aux Chambres… (1847)

La naturalisation à bref délai, dès que la demande en aura été faite par les étrangers domiciliés dans la colonie depuis un temps prescrit, supprime tout inconvénient. Que l'Europe nous envoie ses enfants, l'Algérie en fera des citoyens français. Ainsi se renouvellera ce temps glorieux de l'Empire, où la France distribuait sous toutes les latitudes un brevet d'adoption toujours envié. Passer citoyen français, c'est une promotion dans la hiérarchie de la civilisation.
Source : Gallica

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