Résumé

Lettre d'un natif Indien aux Chambres françaises… (1841)

Que l'on se garde donc de l'indifférence ou du dédain pour une colonie si mince en apparence. La grandeur du théâtre n'ajoute rien aux actes généreux et à l'impression qui en résulte; mais quand l'intérêt seul de la France ne lui conseillerait pas encore la révision des dispositions de l'ordonnance du 23 juillet 1840, sur la représentation coloniale, la justice et l'humanité ne recommanderaient-elles pas ici nos voeux, et n'est-ce pas dire assez qu'ils sont entendus ?
Source : Gallica

Lettre d'un natif Indien aux Chambres françaises… (1841)

Or, dans quelles mains se trouve le sol? dans les mains des natifs seulement. La population blanche n'en possède pas, et comment en seraitil autrement? Comment des hommes amenés par le seul désir de faire fortune, venus d'Europe avec l'esprit de retour, iraient-ils, en acquérant des terres, se créer dans l'Inde des intérêts qui devraient les y fixer?
La charge de l'impôt pèse donc tout entière sur la population indigène.
Cela posé, sur quelles bases l'ordonnance établit-elle la représentation coloniale ?
Source : Gallica

Lettre d'un natif Indien aux Chambres françaises… (1841)

Le commerce, enchaîné par des prohibitions ou par des taxes ruineuses, inconnues à nos frères de l'île Bourbon, ne peut offrir à la colonie ni à la métropole les ressources qu'on serait en droit d'en espérer. L'instruction publique , trop négligée parmi nous, ne versant pas sur nos populations ses bienfaits, les lumières nous manquent presque complètement, et les établissemens français dans l'Inde paraissent condamnés à une infériorité fatale.
Source : Gallica

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