Résumé

Portrait de Charles Dupin Charles Dupin Mémoire adressé par le conseil des délégués des colonies à messieurs les membres du Conseil des… (1842)

La loi permet encore que l'une soit protégée par une taxe différentielle à laquelle l'autre seule a droit. Le fait est accompli, dit-on, et, pour le perpétuer, on invoque la liberté d'industrie, oubliant que le fait ne s'est produit qu'à l'ombre du monopole, n'a grandi que par une incroyable immunité de taxe, et ne vit que d'un privilége usurpé.
Dans la question qui nous occupe, le fait de l'existence du sucre métropolitain est tout ce qui peut être rationnellement regardé comme accompli.
Source : Gallica

Portrait de Charles Dupin Charles Dupin Mémoire adressé par le conseil des délégués des colonies à messieurs les membres du Conseil des… (1842)

La détresse des colonies n'est ni contestée ni récente, et chaque jour ajoute au malaise de la veille.
Elles n'ont plus de revenu : car la valeur des produits ne couvre plus les frais de production ; — elles n'ont plus de crédit : car le crédit qui s'offre de lui-même aux industries prospères ou protégées se retire d'une industrie que tout conspire à précipiter vers sa ruine
Source : Gallica

Portrait de Charles Dupin Charles Dupin Mémoire adressé par le conseil des délégués des colonies à messieurs les membres du Conseil des… (1842)

Une protection spéciale était due à l'industrie des colons, en raison des conditions exceptionnelles que la législation leur avait faites. Cependant la loi a permis qu'une industrie rivale se soit formée à l'abri même du système colonial; qu'elle en ait eu les avantages sans en supporter les charges ; qu'elle se soit développée à l'aide d'une longue immunité de taxe, tandis que la sucrerie coloniale ployait sous le poids d'un impôt exorbitant.
Source : Gallica

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