Résumé

Voyage à Hué de M. Richaud, gouverneur général de l'Indo-Chine… (1888)

Le voyage du Gouverneur général à Hué aura donc été, en dehors des avantages politiques qui résultent toujours pour le Protectorat d'un entretien personnel avec le Roi, marqué par deux mesures excellentes : l'une ouvrant un champ d'action à notre colonisation en Annam et au Tonkin, donnant à nos nationaux le droit de posséder dans le périmètre des villes d'Hanoi, Haiphong et Tourane, droit sans lequel il n'y a pas d'avenir colonial possible; l'autre assurant, par des garanties militaires, l'efficacité de notre influence à Hué.
Source : Gallica

Voyage à Hué de M. Richaud, gouverneur général de l'Indo-Chine… (1888)

Dès votre arrivée au Tonkin, vous vous êtes préoccupé de mettre un terme à l'état de confusion, d'incertitude et de précarité qui caractérise l'état de la propriété européenne dans ce pays. Les citoyens et protégés français ont en effet, d'après le traité, le droit d'acquérir au Tonkin et dans les ports ouverts de l'Annam ; mais ces acquisitions ne peuvent être faites qu'à la suite de transactions avec les sujets annamites, lesquels, en droit, ne possèdent pas le sol et n'ont qu'une sorte d'usufruit perpétuel jusqu'au jour où l'Etat se trouve avoir besoin de leur propriété
Source : Gallica

Voyage à Hué de M. Richaud, gouverneur général de l'Indo-Chine… (1888)

L'indigène, en vendant sa propriété à un de nos compatriotes, ne peut donc lui céder autre chose que ce qu'il possède, c'est-àdire cette espèce d'usufruit dont je viens de parler; si bien que ce dernier, après avoir acquis un terrain de ses deniers et suivant les termes du traité, ne peut se dire aujourd'hui propriétaire foncier du sol dans les conditions où nous l'entendons généralement, c'est-à-dire dans les conditions de la loi française.
Source : Gallica

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