Résumé

Société d'économie politique de Lyon… (1884)

Il y a aussi plusieurs systèmes de colonisation :
1° La colonisation dans l'acception du mot, celle de peuplement;
2° La colonisation d'organisation et de trafic mercantile.
La première consiste à porter sur une terre vierge un surplus de population que la mère-patrie ne peut nourrir, c'est ce qui s'appelle l'émigration.
Voilà un luxe que nous ne pouvons nous offrir, car, comme l'a très bien dit M. Morel ; nos familles ne sont pas assez nombreuses, puis, grâces à Dieu, tout bras a son emploi chez nous. Cette colonisation, d'ailleurs, me paraît la moins profitable.
Source : Gallica

Société d'économie politique de Lyon… (1884)

Messieurs, si j'ai réussi à vous démontrer d'une part que nous avions naturellement les qualités du colonisateur, et d'autre part que le Tonkin est un pays intéressant, d'un sol riche, fertile, que le peuple tonkinois, très dense, est en outre travailleur, soumis, sobre, bon ouvrier, que nous manquera-t-il pour tirer parti de ce pays, le Gouvernement étant d'ailleurs disposé à lui appliquer un règlement colonial spécial? Il ne nous manquera rien, et nous devons nous préparer à envoyer dans cette future colonie des capitaux suffisants et des colons intelligents.
Source : Gallica

Société d'économie politique de Lyon… (1884)

Par exemple : les peuples comme les Tonkinois, dont nous nous occupons aujourd'hui, sont sans besoins. Ils s'habillent d'une chétive étoffe en cotonnade, se nourrissent de riz et de poisson, s'abreuvent d'eau-devie de riz et de décoctions de thé, vivent dans une hutte en bambous et en chaume; comment voulez-vous que ces gens-là, sans luxe, sans envie, vivant au jour le jour, sans ambition, deviennent imiriédiatement consommateurs de nos riches étoffes, de notre bijouterie, dé nos meubles perfectionnés, de nos vins fins et spiritueux?
Source : Gallica

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