Mme Ida Pfeiffer

Résumé

Mme Ida Pfeiffer Le Tour du monde

Chez quelques fumeurs, l’opium produit une gaieté extraordinaire : ils parlent et rient jusqu’à ce que, épuisés, ils retombent sur leur couche où ils jouissent, à les entendre, de rêves célestes. Ce qu’il y a de plus triste dans tout cela, c’est que celui qui a goûté une fois de ce poison ne peut plus s’en passer. Il a le corps brisé, énervé, il ne peut ni travailler ni penser, il est incapable de tout effort, tant qu’il n’a pas puisé dans l’opium un nouveau stimulant, une nouvelle vie.
Source : Wikisource

Mme Ida Pfeiffer Le Tour du monde

Le cuisinier avait raison : le pavillon du rajah Brooke fut le talisman qui nous préserva. Non-seulement les sauvages ne nous firent pas le moindre mal, mais ils nous témoignèrent au contraire beaucoup d’amitié et m’engagèrent à débarquer avec eux, ce que je m’empressai de faire pour leur montrer combien j’étais flattée et honorée de leur invitation. La haute estime et la grande vénération dont les Dayaks avaient fait preuve pour le rajah Brooke me touchèrent infiniment. On voit par là combien les peuples sauvages sont reconnaissants quand on agit bien et franchement avec eux.
Source : Wikisource

Mme Ida Pfeiffer Le Tour du monde

Ce n’est pas quelque misérable petite cabane comme celles des Dayaks ignorants et barbares, mais de vastes salles et les plus grands palais, que bien des hommes célèbres de l’Europe pourraient orner des têtes sacrifiées à leur ambition et à leur soif de pouvoir. Que de milliers d’hommes ont été immolés pour satisfaire aux désirs de conquête des grands capitaines ! La plupart des guerres ne sont-elles pas entreprises pour assouvir la cupidité et l’ambition d’un seul homme ?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature