Résumé

Alfred Reynaud Contribution à l'histoire naturelle de l'homme… (1880)

Comment seraient-ils les descendants d'une race instruite, puissante et guerrière, dispersée seulement depuis cinq siècles, ces pauvres sauvages qui ignorent toute écriture, qui n'ont aucun souvenir d'être jamais venus d'ailleurs, qui n'ont jamais rien construit avec la pierre, et qui semblent si bien adaptés au sol qu'ils habitent, que le quitter, pour eux, c'est mourir? Comment seraient-ils des fils de guerriers, ces Stiengs si doux et si timides, qui ne frappent jamais ni un homme, ni un enfant, ni un esclave, ni même une femme, et qui demandent pardon à l'âme des bêtes qu'ils ont tuées ?
Source : Gallica

Alfred Reynaud Contribution à l'histoire naturelle de l'homme… (1880)

Ce qui caractérise le plus le visage malais, c'est le prognathisme sous-nasal et une maigreur constante, en quelque sorte simienne. La peau, mince et facilement ridée, est comme appliquée sur le squelette, les lèvres surtout sont minces, et quand elles s'écartent, dans le rire, par exemple, on les voit se retirer en restant comme adhérentes
aux mâchoires qu'elles découvrent, ce qui donne à la physionomie un aspect tout à fait simien, qu'on ne retrouve dans aucune autre race, mais qui n'est pourtant pas absolument constant chez les Malais.
Source : Gallica

Alfred Reynaud Contribution à l'histoire naturelle de l'homme… (1880)

Elles se coiffent en relevant leurs cheveux sur le sommet de la tête, mais sans s'astreindre, comme l'universalité des Annamites hommes et femmes, à faire toujours et absolument la même forme de chignon. Les jeunes filles aiment la parure et y apportent plus de variété que les Annamites ; leur ornement d'oreille n'est pas une sorte de clou d'or ou d'ambre, comme chez ces dernières, mais un anneau en forme de pendant, comme chez nous; quelquefois, comme les sauvages noirs, elles portent des colliers de verroterie.
Source : Gallica

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