Alfred Reynaud, Contribution à l'histoire naturelle de l'homme… (1880)
“ Comment seraient-ils les descendants d'une race instruite, puissante et guerrière, dispersée seulement depuis cinq siècles, ces pauvres sauvages qui ignorent toute écriture, qui n'ont aucun souvenir d'être jamais venus d'ailleurs, qui n'ont jamais rien construit avec la pierre, et qui semblent si bien adaptés au sol qu'ils habitent, que le quitter, pour eux, c'est mourir? Comment seraient-ils des fils de guerriers, ces Stiengs si doux et si timides, qui ne frappent jamais ni un homme, ni un enfant, ni un esclave, ni même une femme, et qui demandent pardon à l'âme des bêtes qu'ils ont tuées ? ”
