Jules-Ernest Larivière, L’iris bleu
“ Ce matin, j’étais sortie de très bonne heure à la recherche de quelques fleurs de sumac, ce que nos gens appellent l’herbe à puce, et qui est un poison violent s’il faut en croire ceux qui s’y sont frottés. ”
Le sumac, arbrisseau appartenant à la famille des Anacardiacées, joue un rôle central dans les pratiques de tannage, de teinture et de maroquinerie. Des auteurs comme André Thouin mettent en évidence son action dans la fixation des sols, tandis qu'Édouard Hocquart évoque ses variétés ornementales.
Gustave Aimard le situe au cœur d'écosystèmes en mutation, et Filippo Parlatore souligne son emploi industriel. Le sumac, à la fois dangereux et précieux, révèle ainsi une dualité entre son potentiel économique et ses risques, reliant botanique, chimie et histoire industrielle.
Jules-Ernest Larivière, L’iris bleu
“ Ce matin, j’étais sortie de très bonne heure à la recherche de quelques fleurs de sumac, ce que nos gens appellent l’herbe à puce, et qui est un poison violent s’il faut en croire ceux qui s’y sont frottés. ”
André Thouin,
Cours d’agriculture
“ On plante le sumac sur le bord des fossés et dans les sables mobiles des bords de la mer, qu’il fixe par ses longues racines. Culture. Le sumac se multiplie par graines et repousse abondamment par racines. Les graines se sèment au printemps en pépinière : on peut le repiquer la deuxième année à demeure. ”
Édouard Hocquart, Guide du parfait jardinier... par J. Rouffi… (1864)
“ On en compte plusieurs variétés parmi lesquelles nous citerons celle à fleurs roses . Sumac . Cet arbre est originaire du midi de l' Europe . La variété la plus connue est le sumac vinaigrier de la Caroline , à fruit rouge éclatant , ayant une odeur acide . Il se reproduit de bouture et se plaît dans un terrain frais et léger . Celui qu' on regarde à juste titre comme un des plus jolis arbustes d' ornement en automne , est le sumac amarante à feuilles panachées . Sapins et Pins . Ces arbres , connus sous le nom d' arbres verts résineux , appartiennent à la famille des Conifères ”
J.-B. Barouillet, L'indicateur industriel, ou Encyclopédie moderne contenant plus de 740 procédés ou recettes utiles à tous les états… (1837)
“ La couleur du sumac ne doit se tirer qu'à une température de 50 degrés échelle de Réaumur; l'infusion de sumac filtrée a une couleur fauve qui brunit promptement à l'air; les alcalis et l'alun ont peu d'action sur elle; les acides éclaircissent la couleur et la rendent jaune ; les sels à base de fer la font passer au brun noirâtre; en tous les cas, on travaille la laine pendant un quart d'heure dans le bain, en élevant un peu la chaleur sans qu'elle monte au bouillon. ”
Filippo Parlatore,
Les Collections botaniques du Musée royal de physique et d'histoire naturelle de Florence…
(1874)
“ On voit aussi dans notre,collection les fruits du Lentisque, l'huile qu'on en retire, son bois, ses feuilles qui servent au tannage etc. Des plantes entières, des fruits, la résine, et surtout les feuilles du Sumac des corroyeurs (Rhus Coriaria Linn.) , arbrisseau qui croît dans les endroits arides et incultes de la région méditerranéenne. Ses feuilles réduites en poudre fournissent une substance précieuse pour le tannage. Le Sumac est cultivé sur une large échelle en Sicile, d'où on l'exporte en sacs dans beaucoup de pays, et surtout en Amérique : Le bois du Fustet (Rhus Cotinus Linn.) ”
Gustave Aimard,
La Fièvre d’or
“ Peu à peu les sombres chênes noirs et les sapins, qui ne croissent que sur les montagnes, deviennent plus rares et finissent bientôt par disparaître entièrement pour faire place aux saules, aux palmiers à éventail, au calebassier, au malpighie à feuille de sumac, au mesquite, à l’arbre du Pérou, et à des milliers d’autres qui dominent orgueilleusement de leurs têtes superbes la végétation spontanée qui les entoure. ”
Gustave Heuzé, Les plantes industrielles. Plantes oléagineuses… (1893-1895)
“ Les feuilles de sumac et les jeunes rameaux, après avoir été pulvérisés et réduits en poudre plus ou moins grossière, servent à la teinture noire, à la tannerie, à la maroquinerie et à la corroirie. On les emploie principalement pour préparer les cuirs dits marocains noirs et cuirs de Cordoue. La France ne produit pas la quantité de sumac dont elle a besoin chaque année. En moyenne, elle reçoit annuellement euviron six millions de kilogrammes de sumac en brindilles, en feuilles et en pondre. Les feuilles du Rhus typhina sont utilisées dans le tannage aux États-Unis et au Canada. ”
Jean-François Vallet d'Artois, Manuel du fabricant de gants : considéré dans ses rapports avec la mégisserie… (1835)
“ On coupe chaque année les tiges du sumac au pied de sa racine, puis on les fait sécher pour les réduire en poudre fine. Le sumac est le tannin dont on se sert en France pour préparer les petits cuirs destinés à la maroquinerie, et que l'on trouve dans le commerce, sortant d'être préparé, sous le nom générique de sumac. ”
Charles de Franciosi, Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1868)
“ Craignez cette parure dangereuse, laissez le rameau attaché au tronc. Thuillier nous raconte qu'une dame , dans une herborisation, ayant tenu à la main une branche de ce sumac fustet en fleurs, éprouva un engourdissement s'étendant jusque dans le bras qui, le lendemain, était couvert de pustules. Faut-il encore vous prémunir contre un de nos plus charmants arbrisseaux ? Il n'est que trop vrai, le laurier-rose est dangereux. Ecoutez : A. Milianah, un officier en garnison fait dans sa chambre, avec du laurier-rose, une sorte d'alcôve pour se préserver des moustiques. ”
Charles Cornevin,
Des plantes vénéneuses et des empoisonnements qu'elles déterminent
(1887)
“ Dans la famille des Térébinthacées ou Anacardiacées, les genres Sumac, Camélée et Ailanthe doivent nous arrêter. I. — Rhus, L. (Sumac) . — Tous les arbrisseaux de ce genre contiennent un suc très astringent ; dans l'espèce suivante, il est vénéneux : Rhus Toxicodendron, L. Le Sumac vénéneux, Arbre à poison, Lierre du Canada, Arbre à la gale (fig. 30) , originaire de l'Amérique du Nord, est acclimaté et cultivé dans nos parcs comme plante ornementale. ”
Charles Cornevin,
Des plantes vénéneuses et des empoisonnements qu'elles déterminent
(1887)
“ Le suc qui s'écoule d'incisions faites à l'arbre, la tige, l'écorce et les feuilles sont toxiques. Les fruits sont simplement astringents. La dessiccation enlève aux feuilles une partie, mais non la totalité de leur toxicité. Les personnes qui recueillent le Sumac pour l'industrie, qui le taillent ou qui en manient les rameaux, sont bientôt atteintes de démangeaisons, de rougeur des téguments, d'érysipèle au visage, aux mains et aux parties génitales, de stomatite avec lièvre et sentiment d'oppression. ”
Aristide Dupuis, Arbrisseaux et arbustes d'ornement de pleine terre… (1875)
“ Le sumac amarante ou de Virginie (Rhus typhina) est un grand arbrisseau de 4 à 5 mètres, à rameaux brun rougeâtre, à feuilles imparipennées, très-élégantes, à fleurs en panicules, auxquelles succèdent des fruits rougeâtres. Les sumacs vinaigrier (R. glabra) et copal (R. copallina) , aussi de l'Amérique du Nord, s'en distinguent surtout par leur taille deux fois moindre. Rustiques et se propageant d'euxmêmes par drageons, le premier surtout, ils produisent à l'automne un très-bel effet dans les massifs et les jardins paysagers ”
Collectif, Répertoire national/Vol 1
“ Il est d’une solidité à toute épreuve, il n’y aurait que de fortes commotions de la nature qui pourraient en disjoindre ses parties. Le dessus ou le pavé est couvert d’un gazon mousseux, où il croît pourtant de faibles arbrisseaux. J’ai observé à l’une des extrémités un sumac, dont le fruit faisait pencher les branches de tous côtés. Enchantés de ce chef-d’œuvre de la nature, nous décidâmes que nous resterions là quelques jours, si nous pouvions toutefois faire assez de pêche et de chasse pour nous nourrir. Dans cet espoir, nous commençâmes notre cabane au pied de la montagne ”
Gustave Heuzé, Les plantes industrielles. Plantes oléagineuses… (1893-1895)
“ On le trouve dans le commerce sous forme de petites baguettes ou de branches fendues après avoir été privées de leur écorce. Celui ; qu'on récolte en Amérique est plus estimé que le bois que fournit le fustet qui croît en Europe. Cet arbrisseau est d'une culture facile. On le multiplie de graines ou en éclatant ses vieux pieds ou en marcottant les ramifications ayant une ou deux années de végétation. Les feuilles sèches réduites en poudre du Sumac fustet servent dans les Apennins au tannage des cuirs. (Voir PLANTES TANNIFÈRES) . Ce sumac est le scotino des Italiens. ”
Achille Fillias, Géographie physique et politique de l'Algérie… (1862)
“ On trouve sur la feuille du chêne à kermès un insecte de la famille des cochenilles et qu'on nomme kermès. Il est à peu près de la grosseur de la cochenille du nopal, et donne une couleur rouge moins belle. Les Orientaux l'emploient pour teindre leurs coiffures et lui attribuent des vertus médicales. PLANTES TINCTORIALES. 33 Sumac. — Le sumac (Rhus) appartient à la famille du lentisque et du pistachier, et atteint, suivant les localités, des proportions plus ou moins grandes. On ne possède en Europe que le sumac fustet et le sumac des corroyeurs. ”
Michel Adanson,
Familles des plantes, par M. Adanson…
(1763)
“ Les fruits acides du Monbin , du Citron & du Nani se mangent avec succès dans les dysenteries bilieuses ; celui de l'Acajou est doux. On mange par-tout les amandes de toutes les espèces du Pistachier. On fait un bon vinaigre , par l'infusion des fruits de l'espèce de Sumac, qu'on apele pour cette raison Vinaigrier en Amérique. La muscade est employée dans les alimens comme une épice cordiale & stomacale. En Afrique on mange comme le Poivre les capsules du Pterota. , Les feuilles du Sumac & du Fustet fervent à taner les cuirs, comme les feuilles du chêne vert. ”
Félix-Séverin Ratier, Pharmacopée française, ou Code des médicamens… (1827)
“ On prétend qu'elles sont drastiques. [Depuis quelque temps on y a trouvé la feuille d'une espèce de sumac redoul, dit sumac des teinturiers , coriaria myrtifolia et dont l'emploi est très-nuisible. On peut reconnaître cette fraude, car l'infusion de cette feuille précipite abondamment par la gélatine, l'émétique , et le muriate de baryte , effet que ne produit pas celle de. séné.] CASSE SÉNÉ. ( Cassia senna. Del. ibid. Cassia senna. L. Senna. Dod. Senna Italica, foliis obtusis. C. B. P.; I. R. H.) Ce séné est inférieur au précédent. ”
J.-B. Barouillet, L'indicateur industriel, ou Encyclopédie moderne contenant plus de 740 procédés ou recettes utiles à tous les états… (1837)
“ L'écorce d'aune, substituée a la noix de galles, donne un gris assez gris qui tire sur la couleur noisette ; le sumac seul donne un œil rouge qu'on fait disparaître en passant le coton après qu'il a pris sa nuance dans le pyrolignite de fer, dans un bain d'eau acidulée par l'acide sulfurique. On donne plus de solidité à tous les gris sur lin et coton, en terminant par un léger bain de garance. ”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ Depuis quelques années on cultive avec succès en France & dans les bosquets d’agrément, le sumac vernix, indigène au Japon & dans l’Amérique septentrionale. Il y réussit fort bien, & peu de ces arbres poussent de plus longs bourgeons, lisses, droits, parfaitement unis. C’est, dit-on, du suc de cet arbre que les Chinois tirent leur beau vernis. Les caractères de la fleur sont les mêmes que dans les deux précédentes espèces ; le fruit de celui-ci est rhomboïdal ; les feuilles très entières, ailées & de la longueur de leur pétiole. Cet arbre supporte nos grands froids sans périr ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Il y a tout lieu de présumer cette propriété dans la graine du sumach, puisque la décoction de ses feuilles noircit les cheveux, & que le bois peut servir à faire de l’encre : on cultive ces arbrisseaux en Espagne & dans nos provinces méridionales, pour la préparation des cuirs, & on emploie à ce service toutes les parties du sumach, le bois, la feuille, & la graine. ”
Gustave Aimard,
L’Aigle noir des Dacotahs
“ Une fille blanche ? — Belle comme les fleurs du printemps ; avec des cheveux blonds comme la soie qui flotte autour du maïs en automne, des yeux bleus comme le ciel, des joues comme les roses de la prairie, des lèvres rouges comme les fruits du Sumac, une voix douce comme le murmure d’un ruisseau dans le désert. ”
Muḥammad ʿAyyād al- Ṭanṭāwī, Le Nâcérî. La perfection des deux arts… (1852-1860)
“ On pulvérise le tout ensemble; on tamise; on met en poudre dans l'œil. L'avantage est certain. Autre collyre. Faites digérer, dans de l'eau de rose, du sumac et de l'aubier d'ehlîledj jaune ou myrobalan jaune. On laisse déposer et se clarifier; on décante, et on verse dans l'œil. Quand le soulâk est récent ou qu'il se développe, appliquez en fumigation ou emplâtre, des lentilles cuites dans de l'eau de rose; ou bien du pourpier sauvage, de l'endive, de l'huile de rose, et du blanc d'œuf. ”
Ferdinand Faideau, Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)
“ Les Sumacs forment le genre le plus important de la famille des Anacardiacées ou Térébinthacées, qui comprend des plantes ligneuses a suc plus ou moins caustique, riche en produits balsamiques. Les feuilles sont alternes, simples ou composées pennées, sans stipules; les fleurs, petites, régulières, sont hermaphrodites ou polygames, avec un calice, une corolle et un nombre ordinairement double d’étamines; l’ovaire libre, avec une à cinq loges uniovulées, se transforme en une drupe. ”
Ferdinand Faideau, Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)
“ Les fruits rouges de l’Arum, du Chèvrefeuille et du Muguet, ceux des Daphnés; toutes les Euphorbiacées et la Rue du midi de la France sont toxiques. Parmi les arbustes les plus dangereux, soit pour l’homme, soit pour le bétail, il faut citer le Laurier-rose, l’If, l’Acacia jaune ou Cytise aubour, le Buis, le Genêt d’Espagne ou Spartier à tiges de Jonc, l’Ailante, les Sumacs. Les graines de la Nielle des blés et celles de l’Ivraie enivrante, mélangées au Blé, peuvent déterminer des empoisonnements par le pain. ”
Pierre Étienne Simon Duchartre, Éléments de botanique, comprenant l'anatomie… (1867)
“ Les sucs laiteux ne se trouvent pas uniquement dans les vaisseaux laticifères ; on les voit aussi, chez quelques plantes, logés dans de simples canaux, c'est-à-dire dans de véritables lacunes qui ont été formées par la résorption des parois de certaines cellules disposées comme en faisceau. C'est ce qui a lieu notamment dans les Sumacs ou Rhus, dans YAlisma Plantago, dans l'Angélique sauvage et généralement dans les plantes de la même famille que celle-ci, c'est-à-dire dans les Ombellifères pourvues de suc laiteux. ”
Aristide Dupuis, Végétaux d'ornement : donnant des notions générales sur l'horticulture florale… (1884)
“ S'il est vrai que nombre de végétaux, comme les Saules, les Peupliers, les Paulownias, les Asiminiers ou Anones, les Iteas, les Sumacs, les Lilas ou Syringas, les Lyciums, les Ailantes, vulgairement appelés Vernis du Japon, etc., se multiplient par tronçons dont on se borne à mettre un bout dans la terre en laissant l'autre exposé à l'air libre, et qu'avec ce procédé si simple on voie bientôt naître, entre le bois et l'écorce, des bourrelets ou mamelons celluleux d'où sortiront des rameaux ”
Gabriel Ferry,
Le Coureur des bois
“ À la même heure où Tiburcio quittait l’hacienda, la forêt était ensevelie dans un profond silence, que troublait seule la voix sourde du torrent qui grondait entre ses berges. La lune éclairait vivement la forêt. Ses rayons jetaient sur le dais de sombre verdure qui s’étendait à perte de vue une nappe lumineuse, ondoyante comme les vagues de la mer, puis filtraient çà et là par les interstices des arbres. Ils frappaient de leurs lueurs bleuâtres l’écorce grise des palétuviers et des sumacs, éclairaient le tronc rugueux des lièges et le pâle feuillage des bois de fer. ”
Jean-Henri Fabre,
Lectures sur la botanique, par J.-Henri Fabre…
(1881)
“ La feuille est criblée d'une infinité d'orifices, bouches microscopiques que l'on nomme stomates. Par ces orifices, la plante respire, non l'air pur comme nous, mais l'air empoisonné, mortel pour l'animal et salubre pour elle. Elle aspire, par ses myriades de bouches, le gaz carbonique répandu dans l'atmosphère ; elle l'admet dans l'épaisseur de ses feuilles, et là, sous l'influence des rayons du soleil, un acte suprême se passe, incompréhensible comme la vie elle-même. Les cellules, stimulées par la lumière, aspirent l'acide carbonique et le décomposent dans le tissu de la feuille. ”
Édouard Grimard, La plante : botanique simplifiée (1865)
“ Si la plante vit elle mange, et vous savez déjà quelle est sa nourriture. C'est d'une manière générale de l'eau, de l'acide carbonique, de l'ammoniaque, du soufre et du phosphore. L'eau lui est fournie tout à la fois par le sol et par l'humidité de l'atmosphère. Du sol lui viennent encore le phosphore et le soufre, mais c'est de l'air tout seul qu'elle tire l'ammoniaque et l'acide carbonique. ”
Élie Philippe Margollé, Les tempêtes (1863)
“ Ainsi des bouches de ces volcans , dont les convulsions agitent si souvent la croûte du globe , s' échappe sans cesse la principale nourriture des plantes , l' acide carbonique ; de l' atmosphère enflammée par les éclairs , et du sein même de la tempête , descend sur la terre cette autre nourriture non moins indispensable des plantes , celle d' où vient presque tout leur azote , le nitrate d' ammoniaque que renferment les pluies d' orage . ”
Lucrèce,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Une terre moins compacte que le reste du sol embrasse la fontaine, et mille germes de feu avoisinent la substance de l’onde. Aussi, quand les ombres humides de la nuit engloutissent la terre, la terre aussitôt, glacée jusqu’au fond des entrailles, se contracte ; et alors, comme si on la pressait avec la main, elle vomit dans la source tout ce qu’elle peut avoir de brûlants atomes, et fait que l’eau ardente au toucher écume de vapeur. ”
Édouard Grimard, La plante : botanique simplifiée (1871)
“ Par millions et par milliards donc, nos stomates lancent la vapeur dans l'atmosphère. C'est généralement par la chaleur et au grand soleil que leurs lèvres mobiles s'entr'ouvrent pour activer l'évaporation, tandis qu'elles se resserrent à l'ombre et dans l'humidité. C'est quand le soleil rayonne que notre usine marche avec une ardeur plus grande, rafraîchissant la plante par le phénomène bien connu de la vaporisation, et surtout épaississant la séve qui, au contact de l'air, comme le sang de nos poumons, s'élabore et devient créatrice. ”
