Chabrier

Élements biographiques

Chabrier,  En caravane à travers l'Algérie… (1901)

“ Le déjeuner est copieux, les toasts vibrants ; il faut partir. Les voitures sont noyées dans une cohue d'indigènes qui s'animent aux marchandages, de portefaix improvisés qui empilent les valises et de gamins qui se disputent nos sous. La foule est si dense qu'un touriste, alourdi par le déjeuner, tombe d'une impériale sans toucher le sol ; il écrase seulement un Kabyle. Du reste, l'écrasé se relève radieux ; il a reçu deux sous et devient un objet d'envie : à ce prix-là, on écraserait toute la Kabylie.
Moins radieux est le zouave qu'on interviewe au café.
”
Source : Gallica

Chabrier,  En caravane à travers l'Algérie… (1901)

“ Peu de monde aux champs; les hommes reviennent du marché, rapportant sur le bât de leur âne des provisions variées, graines, poulets, même des morceaux de viande qui pendent le long de la monture, exposés sans emballage au soleil, aux mouches et à la poussière du chemin. Seules, quelques femmes, penchées sur les sillons, jettent dans le vert des blés la tache de leur robe rouge ou blanche. Des cigognes, gravement perchées sur des gourbis, regardent passer la Caravane. ”
Source : Gallica

Chabrier,  En caravane à travers l'Algérie… (1901)

“ Et nous sommes conquis au charme d'Alger, charme fait de couleur, de mouvement, de vie et de parfums.
Autre impression non moins vive : l'atmosphère de sympathie et de cordialité dont nous nous sentons dès l'abord enveloppés. Le Comité d'hivernage a pris possession de nos personnes ; il ne nous reste plus qu'à nous abandonner à la direction pleine de sollicitude de nos guides, et cet abandon a son charme.
”
Source : Gallica

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