Henry Carey

Élements biographiques

Henry Carey D'Alger à Tunis, notes d'un alpiniste… (1886)

Pour un Européen qui se réveille à Alger, quelques heures après avoir quitté Marseille, l'impression est étrange; non pas celle produite par la ville elle-même, car elle est d'un aspect tout français: les rues sont modernes; les édifices somptueux mais sans caractère sont ceux de toutes les villes de province ; mais ce qui frappe tout d'abord, c'est l'étrangeté de cette population bariolée, aux costumes pittoresques et variés; c'est le mélange des nationalités, le type remarquable des indigènes, la beauté et la fierté d'allure du moindre mendiant en haillons
Source : Gallica

Henry Carey D'Alger à Tunis, notes d'un alpiniste… (1886)

A quelques kilomètres du Bardo se trouve le joli village de la Manouba formé de palais et de villas avec de magnifiques plantations d'orangers.
De quelque côté qu'on rentre dans Tunis on ne peut en approcher sans passer sous les murs d'énormes masses rondes qui sont de vieux forts pittoresques aux murailles ventrues à demi effondrées, percées de meurtrières par lesquelles de gros canons à l'air féroce semblent vouloir vomir la mitraille sur les promeneurs, mais on n'a qu'à s'en approcher pour constater l'impuissance de cet appareil militaire vieux d'un siècle.
Source : Gallica

Henry Carey D'Alger à Tunis, notes d'un alpiniste… (1886)

Le soir réception chez le sous-préfet dont les salons sont occupés par des messieurs en frac très occupés autour d'une table de jeu et par des chefs arabes en burnous qui donnent à cet assemblage un faux air de bal costumé.
Le lendemain le temps s'étant mis au beau, chacun s'empresse de quitter les voitures pour couper par les sentiers la route qui monte à Fort-National. Le caractère montagneux s'accentue et la nature devient plus pittoresque, les pentes se couvrent d'oliviers, de figuiers, de frênes vigoureux et les chemins sont bordés de haies de cactus.
Source : Gallica

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