Le favus, une teigne du cuir chevelu provoquée par le champignon Trichophyton schoenleinii, se distingue par des lésions circulaires, des croûtes jaunâtres et une chute irréversible des cheveux. Historiquement très répandue, elle est aujourd’hui peu fréquente grâce aux progrès en matière d'hygiène.
Georges Lesterlin et Alphée Cazenave ont étudié son évolution clinique ainsi que ses différences avec d'autres dermatoses, comme l'impétigo, en mettant en évidence la spécificité des « godets faviques ». Les traitements, fondés sur des antifongiques tels que la griséofulvine, ont permis de diminuer sa prévalence. Bien que rare, cette maladie reste un exemple d'infection fongique chronique, illustrant l'interaction entre microbiologie et pathologie dermatologique.