Beurre de karité

Définition et enjeux

Jean-François Vuillet,  Le Karité et ses produits (1911)

“ Le beurre de karité a la réputation de ne pas rancir ; en réalité, il rancit comme les autres matières grasses, mais
assez lentement lorsqu’on le protège même grossièrement contre l’action de l’air ; l’emballage indigène fait de feuilles maintenues par des liens d’écorce suffit. Cependant lorsqu’on coupe un pain de karité en deux, on voit toujours sur la tranche obtenue une zone extérieure plus ou moins large, blanchâtre, qui est de la graisse oxydée ; le reste de la masse conserve sa couleur jaunâtre.
”
Source : Gallica

Jean-François Vuillet,  Le Karité et ses produits (1911)

“ Pour obtenir du beurre très pur, il suffit de faire fondre la masse une seconde fois et quand elle est à l’état liquide on laisse tomber dans le récipient quelques gouttes d’eau froide qui fusent en entraînant toutes les impuretés et surtout en faisant disparaître le goût de rance et l’odeur spéciale que garde toujours le beurre de karité sur les marchés soudanais. ”
Source : Gallica

Jean-François Vuillet,  Le Karité et ses produits (1911)

“ L’extraction du beurre sur place présenterait l’avantage d’éviter le transport de matières inutiles, qui représentent plus de 50 0/0 du poids des amandes sèches, et de 65 0/0 de celui des graines en coques. Mais il est probable que, le jour où les exportations de beurre de karité prendront une grosse importance, les chemins de fer et les compagnies de navigation appliqueront au beurre des tarifs plus élevés qu’aux noix et aux amandes, ce qui rendra peut-être le transport du karité aussi onéreux sous les différents états. ”
Source : Gallica

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