Résumé

Art de faire le beurre et les meilleurs fromages… (1866)

Ainsi, le lait est un liquide blanc opaque, légèrement sucré, d'une odeur et d'une saveur douces, qui, au moment où il sort des mamelles, a un goût particulier qui ne plaît généralement pas aux personnes adultes, et qui fait dire que le lait sent la vache, sent la brebis, sent la chèvre; il plaît, au contraire, à presque tout le monde lorsqu'il s'est refroidi lentement : ce n'est donc qu'après un espace de temps écoulé depuis la traite, qu'il faut faire usage du lait lorsqu'on veut l'avoir le meilleur possible, c'est-à-dire au goût du plus grand nombre.
Source : Gallica

Art de faire le beurre et les meilleurs fromages… (1866)

A cette infamie habituelle on doit joindre la saleté de l'étable, exactement tapissée de toiles d'araignée, celle d'une fange de bouse, de paille et d'urine, dans laquelle on entre jusqu'à mi-jambes; celle, enfin, d'un pis échauffé par la fermentation du fumier sur lequel couchent les vaches. Il faut avouer que si leur lait est perfectionné, comme on le dit, par cette chaleur extraordinaire; si le beurre a plus de couleur, s'il s'en fait davantage, il est trop acheté par l'altération de leur tempérament et l'insalubrité intrinsèque de cette manière de les tenir.
Source : Gallica

Art de faire le beurre et les meilleurs fromages… (1866)

Si, par exemple, on laisse du petit-lait dans le caillé et qu'il en abreuve la masse, alors la fermentation doit s'établir plus vite et préjudicier à la qualité du fromage; car on sait que le petit-lait s'aigrit dans quelques heures, surtout lorsqu'il présente beaucoup de surface, et personne n'ignore qu'un solide passe à la fermentation avec d'autant plus de promptitude, qu'il est plus abreuvé de liquide ; il doit y
avoir une différence étonnante entre deux fromages de même pâte, dont l'un aura été parfaitement desséché, tandis que l'autre aura conservé une partie de son humidité.
Source : Gallica

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