Gruyères

Définition et enjeux

Portrait de Victor Tissot Victor Tissot Au pays des glaciers : vacances en Suisse… (1898)

Gruyères est planté au sommet d'une haute butte, d'un mamelon isolé qui domine la Sarine, la vallée de la Haute- Gruyère et les longues plaines de la Basse-Gruyère. Son château, d'une attitude royale, se dresse magnifiquement dans le ciel bleu, avec ses tours, ses toits pointus, ses lucarnes rouges, sa large façade blanche trouée de grandes fenêtres claires, un petit bois jeté comme un grand tapis de velours à ses pieds. Son fondateur n'était pas seulement un guerrier, mais un artiste, car il n'aurait pas pu choisir une situation plus belle, plus en vue, mieux encadrée.
Source : Gallica

Léonce de Curel Boutades d'un chasseur, souvenirs et mélanges… (1857)

Il ne rend pas plus de justice, aux beautés pittoresques des environs de Fribourg. La chaîne des monts Gruyères est remarquablement belle, couverte de bois, de cultures diverses, de pâturages délicieux ; elle nourrit les plus grandes vaches de la Suisse. Les villages y sont peuplés d'hommes de haute taille, et de femmes d'une beauté traditionnelle. Sur cette branche des Alpes, la nature déploie de magnifiques spectacles, la pensée s'y élève et l'âme reçoit de douces inspirations.
Source : Gallica

François Gex Albertville : étude de géographie urbaine (1921)

Un rapport de Beaufort 1 signale, en 1818, la mévente des gruyères « qui ont baissé de 15 livres par quintal, ce qui, joint aux mauvaises années de 1816 et 1817, a ruiné une grande partie des fermiers et propriétaires » : 1° Tous les gruyères et ceux de Suisse se massaient à Beaufort où des marchands de Tignes et Termignon les écoulaient en Italie par le Petit-Saint-Bernard et le Mont Cenis et surtout dans la France du Sud et en Espagne, de 1792 à 1815. Le retour au Piémont a tout bouleversé : le Piémont se réapprovisionne en Suisse par les cols italiens
Source : Gallica

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