Résumé

François Gex Albertville : étude de géographie urbaine (1921)

D'abord village de défilé, au débouché de l'Arly, ramassé autour de l'ancienne église, puis timidement enhardi sur la route de la plaine, la ville est née du vieux pont, à 100 et quelques mètres en amont du pont actuel. C'est lui qui relia ses deux cellules initiales : l'une, celle des Adoubes, frappée de stérilité par son site, sans horizon et sans avenir; la masse grise et serrée de ses toits d'ardoise fait l'effet d'une tortue qui arc-boute sa carapace à l'assaut d'un versant raide, impossible à escalader.
Source : Gallica

François Gex Albertville : étude de géographie urbaine (1921)

C'est là, à l'abri de son site naturellement défensif, renforcé et mis en valeur, que se seraient repliés et enfermés gens de la plaine, des Adoubes et de l'Hôpital, chassés du fond et des lianes des vallées par l'envahisseur. Défendus par l'escarpement au droit du confluent et par la bosse, facile, à garder, qui domine l'encoche de l'habitat, ils n'avaient à surveiller que les issues de l'encoche, des plus commodes à verrouiller. L'espace était mesuré : il fallut s'en accommoder ; l'empilement humain y devint la règle et une nécessité.
Source : Gallica

François Gex Albertville : étude de géographie urbaine (1921)

Une autre constatation s'impose : c'est le souci constant, la préoccupation qui a présidé d'instinct à l'évolution topographique de la ville, de se mettre au large et à l'aise, de ne pas lésiner sur la place, parce qu'elle abondait, d'éviter tout empilement humain, les étages multipliés, les murs mitoyens, les impasses, les allées et rues couvertes dans le goût de celles de Chambéry. Cela tient à l'étendue de la plaine, en grande partie en communaux et terrains à bâtir de peu de prix. C'est avant tout le fait que la ville est toute moderne, sans passé à préjugés restrictifs
Source : Gallica

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