Résumé

J.-F. Lembey L'invasion de la France et le siège de Saint-Dizier par Charles-Quint en 1544… (1910)

Mais, grâce à ce temps d'arrêt devant Saint-Dizier, l'empereur s'est un peu retourné à cette voix et, cédant à sa bonté naturelle, il lui a prêté l'oreille au delà de toute espérance. L'affaire jusqu'ici paraît marcher si bien qu'il y a lieu d'en attendre une heureuse issue. Si elle réussit, le seigneur don Fernand n'y aura pas pris une part moins glorieuse qu'à la guerre : il est visible, en effet, qu'il met autant d'ardeur à traiter qu'il en a mis à combattre. Si elle échoue, le monde saura du moins que Son Excellence s'est montrée plus jalouse du bien de la chrétienté que du sien propre.
Source : Gallica

J.-F. Lembey L'invasion de la France et le siège de Saint-Dizier par Charles-Quint en 1544… (1910)

L'échec des Impériaux, qui ne fut ni trop meurtrier ni décisif, n'en eut pas moins un grand retentissement; il étonna et soulagea l'Europe. Après cette triomphante entrée en campagne, l'on craignait de voir l'empereur trop victorieux et la France écrasée. Rome laissa percer sa joie; Venise, plus prudente, dissimula la sienne. Henri VIII, débarqué le 14 à Calais, ne fut pas fâché de voir son allié arrêté dans sa marche sur Paris : cela lui permettait de rester en Picardie sans manquer à ses engagements. En France, la belle résistance de Saint-Dizier ranima la confiance.
Source : Gallica

J.-F. Lembey L'invasion de la France et le siège de Saint-Dizier par Charles-Quint en 1544… (1910)

L'empereur voulait concentrer à Vitry tous les blés du voisinage, utiliser les nombreux moulins qui s'y trouvent et en faire comme le grenier de l'armée dans sa marche en avant; les Allemands, qui ne savent que tuer et brûler, l'ont presque tout entier réduit en cendres.
Ce bel exploit l'a fort mécontenté. Le pire, c'est qu'il n'ose sévir; ils sont le nombre et font la loi au reste de l'armée. Les Espagnols et les autres disent que lorsqu'il leur arrive d'avoir à combattre avec eux ils les redoutent plus que l'ennemi. Leur insolence est telle qu'il faut l'avoir vue pour s'en faire une idée.
Source : Gallica

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