Résumé

Alfred Boulay de la Meurthe Documents sur la négociation du Concordat et sur les autres rapports de la France avec le Saint-Siège en 1800 et 1801… (1891-1905)

Vous jugez bien que le cardinal n'est pas envoyé à Paris pour signer ce que le Pape a refusé de signer à Rome ; mais il est premier ministre de Sa Sainteté et son favori ; c'est l'âme du Pape qui va entrer en communication avec vous. J'espère qu'il en résultera un accord concernant les modifications. Il s'agit de phrases, de paroles qu'on peut retourner de tant de manières, qu'à la fin on saisira la bonne. Le cardinal porte au Premier Consul une lettre confidentielle du Pape, et le plus ardent désir de terminer l'affaire. C'est un homme qui a de la clarté dans l'esprit.
Source : Gallica

Alfred Boulay de la Meurthe Documents sur la négociation du Concordat et sur les autres rapports de la France avec le Saint-Siège en 1800 et 1801… (1891-1905)

Les ennemis de la religion et de la tranquillité de la France auront encore un moment à attendre pour se réjouir de la réussite de leurs manœuvres indignes. Il y a encore une espérance que le Premier Consul voie le véritable intérêt que Sa Sainteté met à conserver avec lui la bonne harmonie et correspondance ; il ne peut faire davantage que de détacher de son flanc celui qui l'approche plus de près. Par cette démarche, le Saint-Père veut prouver au Premier Consul, vis-à-vis de tout le monde, les vrais sentiments qui l'animent.
Source : Gallica

Alfred Boulay de la Meurthe Documents sur la négociation du Concordat et sur les autres rapports de la France avec le Saint-Siège en 1800 et 1801… (1891-1905)

Il vit fort retiré, et l'on ne s'aperçoit pas qu'il soit à Rome. On a répandu que le projet du Premier Consul était de former avec les Légations, enlevées au Pape à Tolentino, un Etat au roi de Sardaigne, pour gagner une frontière à la France dans le Piémont. On craint à Rome que cela ne soit vrai. On n'est pas détaché au fond du cœur des trois Légations, et l'on rêve toujours à regagner celle de la Romagne, dont il faudrait désespérer si elle était donnée à un autre prince.
Source : Gallica

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