“ Pourquoi ne t’avoir pas à seize ans, rencontré, mon cher amant, pourquoi ?... Pourquoi l’amour vient-il si tard ? Ah ! pauvres filles, nous ignorons son charme. Nos parents et le monde nous vantent des vertus qui font la vie stupide. Mais vous, les bons amants, vous devriez venir nous arracher à ces torpeurs, nous crier qu’ici-bas rien n’est bon que d’aimer, aimer à chair perdue, aimer de tout son corps, de ses yeux enchantés, de sa bouche affamée, de sa gorge brûlante, de tout son être enfin ! ”
Citations sur “Amarante”
Barthélemy Théophile, Les Sylvies, poésies diverses, par Barthélemy Théophile (1844)
“ Pour la première fois fixa sur son amant Un regard qui révèle une timide flamme, Un regard si rempli de charme et de douceur Qu'il en sentit les traits dans le fond de son âme, Et tressaillit frappé d'une électrique ardeur. Ivre d'amour et de bonheur, Il ne comprime qu'avec peine Le rapide élan qui l'entraîne, Et sa félicité soudaine, Et les bonds pressés de son cœur. ”
Alphonse de Lamartine,
Les confidences
“ Je crus que je l’adorais comme tant d’innocence, de beauté et d’amour méritaient d’être adorés d’un amant. Je le lui dis avec cet accent sincère que donne l’émotion et avec cette passion contenue que donnent la solitude, la nuit, le désespoir, les larmes. Elle le crut, parce qu’elle avait besoin de le croire pour vivre et parce qu’elle avait assez de passion elle-même dans son âme pour couvrir l’insuffisance de mille autres cœurs. ”
Thomas de Saint-Poncy, La poésie au dix-neuvième siècle… (1852)
“ Lorsqu'un regard touchant, interprète du cœur, Parle ce beau langage et si vif, et si tendre, Qu'ils ne sauraient jamais ni saisir, ni comprendre ; Ont-ils enfin joui de ce tableau charmant, Qui retrace une amante auprès de son amant, Disputant un baiser qu'amour en son ivresse Osera lui ravir, baiser plein de tendresse, Dont elle ignore encor les charmes, la douceur, Et dont le doux parfum s'exhale de son cœur? ”
Achille Guibourg, Mon bonnet de coton ; suivi de quelques poésies légères… (1825)
“ Tout à l'ivresse du bonheur, L'heureux amant, près de sa Rose, Ne peut exprimer son ardeur. Muet d'amour, à peine il ose, Par ses regards peindre son cœur. Qu'est-il besoin de dire : j'aime? Suffit-il pas de le sentir ? Un tendre cœur parle assez de lui-même; Il ne sait tromper ni mentir. La voix du cœur par la bouche s'altère; Celle qui sait parler le mieux N'est pas toujours la plus sincère. ”
Thomas de Saint-Poncy, La poésie au dix-neuvième siècle… (1852)
“ Retracez une amante auprès d'un jeune amant, Refusant cet aveu que permet l'innocence , Mais qu'un tendre regard ravit à son silence ; Qu'une larme timide alors baigne ses yeux, Et que l'amant aimé se croie égal aux dieux ! Ne peignez pas toujours une brûlante ivresse? Montrez-moi quelquefois une douce tendresse ; Qu'au foyer de l'amour s'allume l'amitié ! Ah! de ce nouveau nœud quand ton cœur est lié, Quel charme , Zénaïre, embellira ta vie ! Plaisirs purs et sacrés, ineffable harmonie De deux cœurs vertueux formés pour se chérir, Qu'un seul mot fait vibrer, qu'un seul bien peut nourrir. ”
Dupuis et Cotonet, Revue des Deux Mondes
“ Vous êtes jeune, belle et riche, et votre amant vous est fidèle ; votre esprit, votre cœur, votre rang dans le monde, l’estime qu’on y professe pour vous, tout vous rend la vie aisée et riante ; que viennent faire les larmes dans cette chambre, où nul jaloux ne vous surveille, où le bonheur s’enferme sans témoins ? ”
Jean Hesnault, Les oeuvres de Jean Dehénault, Parisien… (1922)
“ Et du plus digne amant ne font qu'une victime. Un brutal opulent, un Prince sans vertu, Triomphent à vos yeux sans avoir combattu; Et ravissant bientôt par la magnificence Ce coeur qui contre vous fit tant de résistance, L'ingrate entre leurs bras rit de votre courroux, Ou rougit de l'amour qu'elle a conçu pour vous. C'est, dit-elle, un péché de ses tendres années, Ou plutôt un péché qu'ont fait les destinées. Mais faites-moi raison. Quelle fidélité Voiez-vous qu'elle doive à votre vanité ? Voulez-vous une Amante et sincère et fidelle ? Soiez fidelle amant et sincère comme elle. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Le Divan oriental-occidental
“ Qu’aucun amant ne vous répète avec délices, aucune amante, dans la saison des fleurs. Vous ne chantiez que ma maîtresse ; maintenant elle se rit de ma fidélité : vous fûtes écrites sur l’onde, écoulez-vous avec elle. Mélancolie [11] . Vous passez, douces roses, mon amie ne vous a point portées ; vous fleurissez, hélas ! pour l’amant sans espoir, à qui le chagrin brise le cœur. Je me souviens avec tristesse de ces jours, ô mon ange, où tu me tenais dans ta chaîne, où je guettais le premier bouton, et, de bonne heure, je courais à mon jardin. ”
Nouvelle Lyre Canadienne ou Chansonnier de tous les âges (1858)
“ Sur le front pur de mon amante J'aime la fleur de l'oranger, Quand, près de moi, son âme aimante Trahit un trouble passager. Aimant la brise parfumée Et Le mystère des forêts, Avec ivresse oh ! j'aimerais Y deviner ma bien-aimée ! Aimons, aimons, c'est le bonheur ! Dieu pour aimer nous fit un cœur ! bis. J'avais aimé, triste pensée ! Une beauté qui me charma. C'était une flamme insensée : Car jamais son cœur ne m'aima. Oh ! n'aimez pas : car dans la vie L'amour se rit de vos douleurs, Et l'orage flétrit les fleurs Qu'on aime à voir dans la prairie. Dieu pour aimer nous fit un coeur ”
Julien Offray de La Mettrie,
''Œuvres philosophiques''
“ Quels sont alors les propos de ces amans ! s’ils parlent de leurs piaisirs présens, s’ils parlent, de leurs regrets futurs, c’est encore le plaisir qui exprime ces divers sentimens, c’est l’interprète du cœur. Ce je ne vous verrai plus se dit avec tendresse ; il se dit encore avec passion, il excite un nouveau transport ; on se rembrasse, on se resserre, on se replonge dans la plus douce ivresse, on s’inonde, on se noie dans une mer de voluptés. L’amante toute en feu fixe au plaisir son amant, avec quelle ardeur & quel courage ! ”
Frédéric Masson,
Revue des Deux Mondes
“ Non, mon Armande, crois que tout ce que l’âme humaine a perçu de tendres sentimens, la mienne en est pénétrée pour toi. Aime ton ami, ton mari, à jamais ton amant, et il ne sera jamais malheureux, même dans les fers. ”
ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, Youssouf et Zouleikha (1927)
“ En le suivant, le reflet de la situation de l'objet de l'amour atteint le corps et l'âme de l'amant. Qu'une épine vienne à effleurer son pied chéri, et le cœur de l'amant en souffre. Qu'une risée de vent agite sa boucle, et l'amant courbe le dos comme sous la rafale. Qu'un grain de poussière se dépose sur sa joue, et l'âme de l'amant endure mille tourments. ”
Louis-Simon Auger,
Oeuvres complètes de Molière
(1884)
“ Mon coeur en est ravi, mes sens en sont charmés; Mais, parmi ce bonheur suprême, J'ai le malheur de ne savoir qui j'aime : Dissipez cet aveuglement , Et faites-moi connoître un si parfait amant L'AMOUR. Psyché, que venez-vous de dire ? ACTE IV, SCENE III. 231. PSYCHÉ. Que c'est le bonheur où j'aspire ; Et si vous ne me l'accordez... L'AMOUR. Je l'ai juré, je n'en suis plus le maître : Mais vous ne savez pas ce que vous demandez. Laissez-moi mon secret. Si je me fais connoître. Je vous perds, et vous me perdez. Le seul remède est de vous en dédire. ”
Honoré Sclafer, Le Sceptique mourant, par Honoré Sclafer (1844)
“ Hélas ! continua Jérôme, quel amant peut parler ainsi à l'amante? quel amant peut savoir s'il est aimé? Croire à l'amour du coeur voilé de la femme, de ce coeur que la nature a perfidement caché sous les attraits et les grâces d'une poitrine séduisante, n'est-ce pas croire à un mystère? O homme, si tu pouvais lire dans le sein qui t'aime, et t'assurer de son amour , tu serais si ravi de ton bonheur que tu entrerais en extase, comme ce moine ! ”
“ Est plus cher au cœur et plus tendrement le balance ! L’Amant Aller à deux, C’est mieux. L’Amante Non, non, non, la nuit Chacun fuit Le bruit. L’Amant Jeune fille, Quand les pupilles D’étincelles et de douceurs brillent, Quand les paupières Battent dans l’air Comme des ailes éphémères, Quand en les mains Courent ces tressaillements divins, Quand les cheveux Encadrent les yeux De ces replis soyeux, De ces reflets mystérieux, Jeune femme, C’est l’âme Qui s’exclame. ”
George Sand,
La Confession d’une jeune fille
(1865)
“ Un amant, toi qui acceptes le jugement sans appel de la raison ? as-tu le droit d’aimer, toi qui ne veux pas imposer l’amour ? Un amant !... c’est-à-dire un homme qui aime ! mais l’amour n’existe que par la réciprocité qui le sanctifie. ”
Ludovic Sarlat, Aimer, prier, chanter, poésies… (1846)
“ Ecoute donc la voix de mon amour, sans crainte : Mes vœux et mes sermens sont écrits dans le ciel; Car pour moi, vois-tu bien, l'amour est chose sainte Et tromper en amour, c'est être criminel. Si tu me demandais des preuves de ma flamme, Je ne redirais point d'inutiles sermens; Je te dirais tout bas : Regarde dans mon âme, Et, la main sur mon cœur, compte ses baltemens ! Enfant, aime-moi donc ! Je ne connais sur terre Pas un cœur indulgent qui comprenne le mien : Quand je suis soucieux , souffrant et solitaire, Pour me rendre content et joyeux. ”
Dr François, Des nuits : poème (1836)
“ Du public aussitôt les âmes prévenues, Sans chercher des raisons qui leur sont inconnues, Estime sans pitié que notre faible cœur Paya tous ces bienfaits du prix de son honneur. L'AMANT. Certaine en m' écoutant du pouvoir de tes charmes, Tu méprise aujourd'hui mes trop justes alarmes. Mais l'âge chaque jour augmentant tes besoins, Tu chercheras en vain ma tendresse et mes soins ; Tu verras tous les cœurs endurcis à tes larmes, Tu pleureras alors la perte de tes charmes; Objet infortuné d'un injuste dédain, L'amour ne viendra plus reposer sur ton sein ”
“ L’Amante Glisseront tout au long des branches ; L’Amant Nous cueillerons de beaux calices, L’Amante Je fleurirai mes tresses lisses, L’Amant Cependant que des guitares, L’Amante Que des fanfares L’Amant Harmoniseront nos pensées, L’Amante Nos pensées bercées, L’Amant Nos bras unis, L’Amante Nos cœurs amis. L’Amant O soir ! L’Amante O nouvel espoir ! L’Amant O rêve ! L’Amante Désir qui s’achève ! L’Amant Jeune fille, ô jeune femme, ô vierge, Voyez parmi la floraison de ces claires berges Combien hyménéale autour de nous la nuit émerge ! Scène III Le Vieillard s’avance. ”
L' Arioste, Roland furieux (1516)
“ Car si l’amante doit estimer la vie de son amant plus ou autant que sa propre vie — je parle d’une amante profondément atteinte par le coup qu’Amour lui a porté — elle doit mettre l’honneur de son amant autant au-dessus du plaisir qu’elle peut recevoir de lui, que l’honneur l’emporte sur la vie et sur tous les autres plaisirs. ”
Saint-Marc Girardin,
Oeuvres complètes de Beaumarchais…
(1837)
“ Rose, timide, tendre et bonne, Reçoit son amant dans ses bras ; L'amant admire, et ma friponne Devient vaine de ses appas : N'est-il donc qu'un bon juge au monde ? Dit-elle en trahissant l'Amour. Rose fait si bien qu'à la ronde Chaque homme l'admire à son tour. Au sortir de l'académie, Le coeur gonflé de sentiment, On maudirait sa douce amie Au seul soupçon d'un autre amant; N'est-il pas plaisant qu'on prétende Etre aimé seul et le dernier, Parce qu'une femme est friande Dès premiers feux d'un écolier? Tant de larmes pour une belle, Jeune homme, est bien loin de nos moeurs ”
Eugène Paillange, Les heures de nuit (1842)
“ As-tu mis, sur son front, le nom de mon amante? Ou dois-je lire dans ses yeux? Car j'ai bespin d'aimer, être aimé me tourmente, Pour le cœur d'une femme il n'est rien que je tente, Oh ! quand la trouverai-je ? en quels tems? en quels lieux? Est-ce dans un palais, sous sa riche parure, Ou sous un humble toît ? Donne-la moi, destin, d'or parée ou de bure, Pour être aimé d'amour — il faut une âme pure, Destin, donne-la moi ! — Oh ! réponds-moi, destin? car si - près de la tombe, Je veux, je veux jouir ! — Je marche sur un gouffre, il se peut que j'y tombe, Réponds, destin, réponds ! ”
Xavier Forneret , La Révolution surréaliste
“ Âme de mon amante, âme belle, grande, immense, religieuse, expressive, toute d’amour, toute de Dieu, comme tu coules en mon âme, si j’ai une âme, moi, car on est tenté de croire que toi seule es toutes les âmes. Tes pensées sont plus pures que la rosée sur la feuille verte, plus vastes que le monde ; aussi suaves qu’un baiser de mère. Ta voix, tantôt est scintillante comme les étoiles du Levant, tantôt, triste comme le souvenir d’un doux Passé ; tantôt, énergique comme un peuple qui veut du pain, — puis rêveuse comme un œil bleu. Cœur de mon amante, Dieu te bénit, heureux que tu es ! ”
Victor Hugo,
Les Chansons d'avril, poésies
(1891)
“ Est-il heureux, celui que, Poète ou Rêveur, A l'ombre, ces longs soirs, elle a pris en faveur, Qu'elle aime, la belle inconnue! Un livre préféré, c'est comme un jeune amant : Sans crainte et sans remords, devant lui tendrement L'âme se montre toute nue. On lui dit ses désirs et ses secrets ennuis, La tristesse des jours et la longueur des nuits. Un baiser, quelque larme blanche, - Gloire qui vaut bien l'autre et son bruit décevant! Comme une douce étoile ont rayonné souvent Sur la strophe où l'amour s'épanche. ”
Charles Diguet,
Moi et l'autre
(1880)
“ Vous, mon cher ami, protégez celle que vous aimez et qui n'a que vous sur la terre : aimez-la du triple amour du père, de l'époux et de l'amant. Ainsi aimée, elle vous donnera toutes les consolations dont on a besoin dans la vie. Et toi, colombe aimée, résume toutes tes aspirations et toutes tes affections dans celui que tu as choisi et qui est digne de ton amour. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
(1907)
“ Et l'amante et l'amant, sur l'aile du génie, Montent d'un vol égal à l'immortalité. Ah! si mon frêle esquif, battu par la tempête, Grâce à des vents plus doux, pouvait surgir au port ; Si des soleils plus beaux se levaient sur ma tête; Si les pleurs d'une amante, attendrissant le sort, Écartaient de mon front les ombres de la mort : Peut-être., oui, pardonne, ô maître de la lyre! Peut-être j'oserais (et que n'ose un amant?) Égaler mon audace à l'amour qui m'inspire, Et, dans des chants rivaux célébrant mon délire, Be notre amour aussi laisser un monument! ”
“ L’Amant Vois-tu les rondes Qu’enroule la nuit profonde ? Le Chœur Évohé ! les tocsins Du destin Sonnent dans les ravins. L’Amante La nuit est longue et continue, La nuit d’amour se perpétue. L’Amant Nous aurons des heures immenses, Des sommeils sans souvenances. Le Chœur Evohé ! tout a son cours ; Notre puissance est sans recours. L’Amante Mes yeux roulent, Mes cheveux coulent, Mon âme sombre en une houle. L’Amant Viens... Ô ma vie !... ô mon bien !... Tu m’appartiens... je t’appartiens... Ils disparaissent. Scène III L’aube. ”
Ferdinand Achet, Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)
“ Je comprends, quand le port est lointain Et que tout rend encor le succès incertain, Je comprends d'un amant l'ardeur impatiente; Car, autant que l'amour, le doute le tourmente; Mais lorsqu'à fui le doute et que prêt à cueillir Cet immortel laurier qu'il a su conquérir, Il sent qu'on est aimé de la femme qu'il aime Et qu'ardente elle va se livrer d'elle-même, Dites, heureux amants, si ce rêve enchanteur N'a pas été souvent votre plus grand bonheur. ”
Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau,
Le Rideau levé ou l’éducation de Laure
(1786)
“ Crois-tu que je fasse dépendre mon estime et mon amitié des préjugés reçus ? Qu’importe qu’une femme ait été dans les bras d’un autre amant, si les qualités de son cœur, si l’égalité de son humeur, la douceur de son caractère, les agréments de son esprit et les grâces de sa personne n’en sont point altérés, et si elle est encore susceptible d’un tendre attachement ? ”
P. Moussard, Les Diversités littéraires, de P. Moussard (1812)
“ Qu'un long remords, tourmente le parjure; Fidèle amant le calme est dans mon coeur. Maux avenirs! je vous vois sans alarmes; Destins cruels augmentez vos rigueuis ; Accablez-moi ; vos coups m'offrent des charmes ; Je suis heureux du poids de mes douleurs. Dans l'amertume, amante que j'honore, Je m'éteindrai pour renaître en tes bras ! Et les humains verront comme on adore, Comment l'amour est vainqueur du trépas. Adieu plaisirs, délices de la vie; Adieu momens goûtés par les amours : Tout mon bonheur a suivi mon amie ”
“ L’âme inquiète d’un amant Est comme une eau mobile et claire, Qui, tour à tour, d’un ciel changeant Réfléchit l’ombre ou la lumière. Heureux, du moins, puisque jamais Son cœur n’est seul avec lui-même ! ”
Thalès Bernard, Mélodies pastorales
“ Fille au pudique front, fille au riant visage, Pourquoi baisser les yeux, quand tu vas par les prés, Sur le rose bouquet qui fleurit ton corsage ? Sais-je si ton regard m’évite ou me sourit ? Jamais sur moi tes yeux n’ont levé leurs paupières ; Et pourtant, un amant se consume et périt, Quand le destin cruel résiste à ses prières. ”
