Xavier Forneret , La Révolution surréaliste
“ Un visage, plus pâle que ses traits, lui fait face. Une espèce de délire la gagne aussi. Elle assied le Jeune homme, se place à côté de lui. Ils se touchent ! — Une scène muette d’amour, est tout ce qu’il y a de plus parlant au monde. — Oh ! combien alors le Jeune homme et la Française ont d’éloquence ! Oh ! combien leurs mains, en se prenant, font froid et chaud à leur cœur ! Combien est insensé ce qu’ils pensent ! Comme leurs yeux, en se baisant du regard, ont l’air de fous en accès ! Comme leur haleine découle frémissante et entrecoupée ! Comme tous leurs mouvements ont la fièvre ! ”
