Théodore Froment, Essai sur l'histoire de l'éloquence judiciaire en France avant le dix-septième siècle… (1874)
“ L'avocat ne se préoccupe pas, comme Brisson, d'étonner les juges par son érudition; mais il veut les persuader et faire triompher la vérité. Dès les premiers mots qu'il prononce, les mauvaises dispositions du public à l'égard de son client se révèlent par de bruyantes interruptions. Pasquier ne s'en émeut pas; trois fois il reprend son discours, trois fois les murmures redoublent; jusqu'à ce que la couleur lui montant au visage : « Eh! viendrais-je vous persuader de la justice de ma cause, si je n'en étais le premier persuadé?» s'écrie-t-il avec force. ”
