Honoré de Balzac,
La Famille Beauvisage
(1855)
“ Il y a un amour pur et exempt du mélange de nos autres passions ; c’est celui que nous ignorons nous-mêmes. Certes, si jamais pour M. de Sallenauve j’éprouve un sentiment de quelque tendresse, ce sentiment sera chaste et avouable devant Dieu, car longtemps j’ai tout fait pour ne pas y croire, et, ce sentiment ignoré, je l’aurai combattu de toutes les forces de mon âme, et je me sentais capable d’en rester victorieuse si tout, les hommes, les choses, n’eût conspiré à préparer ma défaite et à faire de moi une sorte de victime dévouée. ”
