Résumé

Louis Dumonteil Le Parfumeur millionnaire, par Louis Dumonteil (1860)

Armand Dailly fut plus empressé que jaunis. Il redoubla d'attention pour ses deux compagnes. Mais, malgré lui, il fut préoccupé. Il venait de faire une grave démarche. L'air leste et dégagé du voyageur, qui se distrait en s'abandonnaut à toute sa verve, n'allait plus dans les nouveaux rapports que lui créait son entretien avec madame de Lanoy. D'ailleurs, il comprenait qu'il fallait travailler un peu à s'assurer le coeur d'Ophelia. C'était donc un rôle tout nouveau qui lui était maintenant tracé.
Mais l'homme n'est pas doué de tous les talents.
Source : Gallica

Louis Dumonteil Le Parfumeur millionnaire, par Louis Dumonteil (1860)

Oh! que c'est bon d'avoir une fille! moi, ma chère, j'ai le malheur d'avoir des millions, d'être comtesse, d'avoir un mari sénateur, et je n'ai pas le bonheur d'avoir un enfant. Je suis jalouse : je vais me donner une attaque de frénésie ; je te jette dans le lac d'Oo ; j'enlève ta fille et je pars avec elle pour Paris ; je me croirai sa mère. Plaisanterie à part, elle est ravissante ton Ophelia.
Source : Gallica

Louis Dumonteil Le Parfumeur millionnaire, par Louis Dumonteil (1860)

Quand à monsieur le vicomte, quoique je ne reçoive que sous bénéfice d'inventaire l'histoire du naturaliste tombé dans le gave, par inadvertance, je sais ce qu'il est au coeur de ma fille. Je l'accepte pour elle, avec l'espérance que cette union et vos sages conseils mettront fin pour jamais aux folies d'une jeunesse orageuse qui allait, sans un secours inattendu de la Providence, se terminer par un suicide déshonorant. Soyez toujours un père, Monsieur d'Ailly. Sitôt que les convenances de notre deuil le permettront, nous conduirons les deux époux à l'autel.
Source : Gallica

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