Honoré de Balzac

Honoré de Balzac

Résumé

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Le Comte de Sallenauve

Grâce à elle la saison du Théâtre-Italien de Londres avait été magnifique, et, remboursé de sa commandite, le comte Halphertius se trouvait avoir réalisé de très beaux bénéfices.
À Londres, la diva avait fait bien du ravage parmi l’aristocratie anglaise ; son talent, sa beauté, sa sagesse, le relief que lui avait donné le legs de lord Lewin, tout expliquait la presse des cœurs ameutés autour d’elle, et l’on ne s’était pas grandement étonné de la voir refuser l’offre que le vieux lord V***, l’un des plus grands noms de la pairie, avait fini par lui faire de sa main.
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Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Le Comte de Sallenauve

Dans cette caverne qu’on appelle la vie politique ne faut-il pas être prêt à tout ?
— Je m’en doutais, dit alors Bricheteau : vous venez de voir la Luigia ; son succès vous a porté à la tête, et sous le député, reparaît l’homme aux statues.
— Vous-même, tout à l’heure, ne le disiez-vous pas ? L’art seul est grand !
— Mais l’orateur, répondit Bricheteau, est aussi un artiste et le plus grand de tous ; car les autres parlent à l’esprit et au cœur, et lui seul à la conscience et à la volonté.
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Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Le Comte de Sallenauve

Tout vous arrive, même l’amitié de M. de l’Estorade, avec lequel, à ce qu’il paraît, vous vous êtes réconcilié.
— Oui, M. de l’Estorade a eu la bonté de reconnaître ses torts.
— Quelle imprudence ! dit malicieusement la marquise.
— Vous êtes donc, madame, dit Sallenauve, affectant de ne pas comprendre, bien implacable dans vos inimitiés !
— Oh ! oui ! je suis mauvaise. Il y a surtout une classe d’ennemis que je ne reçois jamais à merci : ce sont les prudes, les bégueules qui veulent, comme on disait d’une dévote outrée, aller par-delà le paradis !
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