Mademoiselle X***

Élements biographiques

Mademoiselle X*** Commis et demoiselles de magasin (1868)

Messieurs les hommes, je ne prêche pas pour mes saintes : je demande seulement le respect de l'honnêteté où on la trouve, et toutes les demoiselles de magasin n'en ont pas perdu la fleur, si rare qu'elle soit.
Les plus légères ne cherchent d'abord, dans une intrigue, qu'une satisfaction pour leur coquetterie, une distraction aux occupations monotones de leur vie enfermée. Elles ne tiennent pas exclusivement aux commis, surtout quand elles ont entendu racoler quelques anecdotes intimes de leur vie.
Elles voudraient au fond éveiller un sentiment sérieux et inspirer un bel
amour de roman.
Source : Gallica

Mademoiselle X*** Commis et demoiselles de magasin (1868)

C'est le plus souvent un commerçant ruiné, un ancien commis à qui ses économies n'ont pas permis de s'établir, ou dont la prudence craint les larges spéculations.
Chacun de ces rayons où on vous envoie (lingerie à part) est dirigé par un chef qui y exerce le gouvernement absolu : c'est le maître, le véritable patron.
Il est acheteur et vendeur. C'est lui qui, après avoir calculé le prix de revient de chaque article, le cote, et le fait marquer pour la vente. C'est un
de ces Messieurs.
Source : Gallica

Mademoiselle X*** Commis et demoiselles de magasin (1868)

La patronne de ces petits magasins où l'on voit sans cesse des hommes faire la bouche en cœur et la barbe en éventail devant le comptoir, est une lorette vieillie qui a fini par placer ses économies ou par exploiter le caprice de son dernier amant. D'après elle jugez des demoiselles qui l'entourent. Que de mystères cachés aux yeux des passants dans cette arrière-boutique à portières épaisses de reps rayé. On prend le café et la liqueur, les glaces et les sorbets, on prend même le champagne après dîner.
Maîtresse et demoiselles ne sont que des cocottes en magasin !
Source : Gallica

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