Alfred Assollant,
La fête de Champdebrac
(1882)
“ Pour Juliette, je n'en dis rien ; c'est à moi de la persuader. Si j'y parviens, comme je crois, elle vous aime, vous respecte et suivra vos conseils en toute chose. Mettez-vous de mon côté, c'est-à-dire du sien, et la bataille est gagnée. Et alors, mon colonel, si je vous devais mon bonheur, songez aux bonnes soirées que nous passerions ensemble, à la douce vie que nous mènerions, une vie heureuse et philosophique. Vous rêvez d'une religion nouvelle. Nous en serions les premiers prophètes. Ce serait la religion de l'amour et de l'amitié. Vous en seriez le grandprêtre et moi l'humble disciple. ”
