Robert Louis Stevenson,
Saint-Yves : Aventures d’un prisonnier français en Angleterre
“ Et je m’appuyai sur le rebord de la nacelle, pour jouir du spectacle, non sans lancer quelques coups d’œil du côté de l’aéronaute, qui se tenait debout, mordillant ses ongles, à l’extrémité opposée de la nacelle. Le brouillard s’était dissipé, et le sud de l’Écosse s’étendait au-dessous de nous, d’une mer à l’autre, comme une immense carte géographique, d’une seule teinte. Ou plutôt je reconnaissais déjà l’Angleterre, avec les collines du Cumberland, semblables à de petites mottes de terre, à l’horizon : et tout le reste plat comme une soucoupe. ”
