Charles Marie-Lefebvre, Esquisses algériennes : prose et vers (1890)
“ Le soleil descendait rapidement a l'horizon. — Vous souvenez-vous, Hélène? demanda le vieillard à sa femme avec un gracieux sourire. — Si je m'en souviens ! répondit celle-ci : voilà encore l'arbre du premier baiser. — Hélas, répondit Frantz avec un sourire triste, il y a cinquante ans de cela ! Nous étions jeunes alors, et nous nous en allons maintenant... C'est comme ce beau soleil, qui se levait ce jour-là... Et qui se couche aujourd'hui. — Et c'est dommage, n'est-ce pas? ajouta la vicomtesse. Quand la journée a été si belle, elle ne devrait jamais finir. ”
