Résumé

Alfred Ruhemann général Boulanger réformateur de l'armée française… (1887)

Boulanger, de même, savait adoucir par sa présence, aussi souvent que possible, les souffrances des blessés d'entre les siens. Une chose est plus difficile à croire, c'est lorsqu'on dit qu'il faisait continuellement manoeuvrer son monde devant l'ennemi, de sorte que, à la fin de la campagne, il en avait fait un régiment modèle. Quand un homme est devenu quelque chose, tous les prudents, comme on le sait, veulent avoir observé dans son passé le germe des grandes vertus qui ont fait de lui ce qu'il est.
Source : Gallica

Alfred Ruhemann général Boulanger réformateur de l'armée française… (1887)

Jeune officier, toujours aux avants-postes, toujours au danger, il a couru les périls de longues campagnes, et dans la vie des camps avancés, dans l'éveil des escarmouches, incessantes, dans les privations des détachements jetés loin de la mère patrie, devant l'ennemi insaisissable et toujours là, dans cette vie de combats perpétuels, de souffrances aiguës qui se rient des grades et des galons, qui rapprochent l'officier du soldat, au milieu de ses hommes il a pris sa part des sacrifices, il a senti les besoins, il a partagé les misères de tous
Source : Gallica

Alfred Ruhemann général Boulanger réformateur de l'armée française… (1887)

Le pays a écouté le ministre, il l'a encouragé, il l'a suivi, il a repris peu à peu conscience de sa force, de sa dignité devant les dangers et les menaces du dehors.
Ce fut un brusque réveil, et les premières paroles, les premiers actes, ont vibré comme les notes aiguës du clairon; les journaux se sont trouvés tout remplis de questions militaires, on n'a plus écrit que sur l'armée, on n'a plus parlé que de l'armée.
Le chauvinisme a reparu, ardent, sincère, raillé par les uns, surchauffé bientôt par les autres.
Source : Gallica

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