Roger Rodière

Résumé

Roger Rodière Épitaphier de Picardie (1925)

Notre mère-église, c'est celte merveilleuse cathédrale d'Amiens, dont les fondateurs — et nul autre — nous apportèrent jadis la lumière de la foi chrétienne, et que je n'ai jamais vue de loin, dressant sa fine silhouette sur le ciel pâle, sans la saluer d'un cri filial : Salve, Mater et Domina !
C'est encore à notre sang picard que nous devons d'être Français de vieille souche, et sans mélange de sang ennemi. Pendant des siècles, nos voisins d'Artois ont été soumis — et de leur plein coeur, et de leur plein gré, — à la domination étrangère.
Source : Gallica

Roger Rodière Épitaphier de Picardie (1925)

« On voit contre la muraille de celte chapelle et à la clef de la voûte de la diagonale qui traverse l'arcade du cloître, l'écu de ce dévot marchand, qui porte d'argent emmanché de gueules, à la bande d'azur, cottoyée de deux cottiches de même, brochantes sur le tout, brisée d'une molette d'azur au côté senextre. Quoiqu'on n'y voye pas sa devise, il accompagnoit néanmoins ses armes de ces paroles : Nescit labi virtus ». — Accolé du blason d'Antoinette de Béry, sa femme : d'argent à la fasce dentellée de sable, accompagnée de
3 testes de levriers de même, à collier d'or, 2 et 1.
Source : Gallica

Roger Rodière Épitaphier de Picardie (1925)

Sous deux arcades qui ont à peu près disparu par l'usure, sont les effigies au trait d'un gentilhomme et d'une dame. Le premier est vêtu d'une armure de plates richement damasquinée, couverte d'une cotte d'armes, armoriée d'une bande accostée de six croix recroisetées en orle (Poix : de gueules à la bande d'argent accostée de six croisettes recroisetées au pied fiché d'or) ; heaume et gantelets à ses pieds. La femme porte une grande mante à haute coiffe ; le manteau est armorié, parti comme dessus, parti écartelé d'un fascé et d'un lozangé.
Source : Gallica

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